Bonjour et bienvenue sous le tilleul 🌿
Il existe des moments de l’année où le corps semble parler plus doucement, mais plus profondément.
La fin de l’hiver en fait souvent partie.
La lumière revient peu à peu, les journées s’allongent, mais l’énergie n’est pas encore pleinement installée. Les mois froids ont parfois apporté leur lot de fatigue, de ralentissement ou de lourdeur émotionnelle. Le corps a traversé l’hiver comme il a pu, et au seuil du printemps, il ressent souvent le besoin de se recharger.
Dans ces périodes de transition, certaines plantes simples peuvent devenir de précieuses alliées.
Parmi elles, l’ortie.
Une plante discrète, presque sauvage.
Pas spectaculaire.
Pas particulièrement à la mode.
Et pourtant, profondément cohérente avec les besoins du corps en fin d’hiver.
/image%2F7218743%2F20260312%2Fob_f0c78b_chatgpt-image-12-mars-2026-23-00-47.png)
Dans les chemins de campagne, on l’évite souvent pour ne pas se piquer. On la considère parfois comme une mauvaise herbe et on l’arrache sans y prêter attention.
Pourtant, l’ortie (Urtica dioica) est l’une des plantes les plus riches de nos régions tempérées.
Elle contient notamment :
du fer
du magnésium
du calcium
du silicium
des vitamines (dont C et K)
de nombreux oligo-éléments.
En herboristerie traditionnelle européenne, elle est utilisée depuis des siècles comme plante fortifiante et reminéralisante.
Ce qui rend l’ortie intéressante, c’est qu’elle ne cherche pas à “forcer” le corps.
Elle nourrit.
Elle soutient.
Elle redonne progressivement ce qui a été dépensé.
Ce qui touche particulièrement avec l’ortie, c’est qu’elle n’est pas une découverte récente.
Dans l’Antiquité, les Grecs et les Romains connaissaient déjà ses vertus. On raconte même que certains soldats romains se frictionnaient avec des orties fraîches pour stimuler la circulation et se réchauffer dans les climats froids.
Au Moyen Âge, elle figurait dans les jardins de simples cultivés par les monastères. Les herbiers anciens la décrivaient comme une plante capable de “purifier le sang” et de redonner force après les périodes d’épuisement.
Dans les campagnes européennes, elle était aussi consommée comme aliment de printemps : en soupe, en purée ou en galettes. Après les mois d’hiver, elle faisait partie des premières plantes fraîches disponibles et symbolisait le retour de la vitalité.
Fait moins connu : ses fibres servaient également à fabriquer du textile, bien avant la généralisation du coton.
Une plante nourricière.
Médicinale.
Et même vestimentaire.
Au fil du temps, ces savoirs ont été peu à peu oubliés.
Redécouvrir l’ortie aujourd’hui, c’est parfois simplement renouer avec une sagesse ancienne.
À cette période de l’année, beaucoup de femmes ressentent :
davantage de fatigue
une baisse d’énergie
un teint plus pâle
une certaine fragilité émotionnelle.
Après les menstruations, surtout lorsqu’elles sont abondantes, le corps peut également avoir besoin de reconstituer certaines réserves en minéraux et en fer.
L’ortie peut alors soutenir cette phase de reconstruction.
Elle agit un peu comme une base nourrissante.
Comme lorsque l’on enrichit la terre avant les premières plantations du printemps.😉
Dans les démarches liées au bien-être féminin ou à la préconception, on entend souvent parler de “stimuler”, “booster” ou “optimiser”.
Ces mots peuvent parfois créer une pression inutile.
L’ortie propose une approche différente.
Elle ne cherche pas à stimuler artificiellement.
Elle reminéralise.
Elle soutient la vitalité générale, participe à la qualité du sang et accompagne la récupération du corps après les règles.
Parfois, préparer son corps ne signifie pas ajouter toujours plus.
Cela peut simplement consister à redonner ce qui a été utilisé.
L’ortie peut se consommer de manière très simple, sous forme d’infusion.
Une préparation douce consiste à utiliser :
1 cuillère à soupe de feuilles d’ortie séchées
de l’eau frémissante
une infusion de 10 à 15 minutes, couverte.
Le goût est végétal, profond, très vert.
Certaines personnes aiment y ajouter un filet de citron, qui favorise également l’absorption du fer.
Beaucoup apprécient de boire cette infusion en fin d’après-midi, comme un petit moment calme de la journée.
En cure douce, il est généralement conseillé de consommer :
1 à 2 tasses par jour
pendant 2 à 3 semaines
puis de faire une pause.
Comme souvent avec les plantes, la régularité douce est préférable aux excès.😉
L’ortie feuille est traditionnellement bien tolérée en infusion alimentaire.
Toutefois, il reste préférable de demander conseil à un professionnel de santé en cas de :
insuffisance rénale sévère
traitement diurétique important
traitement anticoagulant (présence de vitamine K)
pathologie cardiaque avec restriction hydrique.
En cas de grossesse confirmée, un avis médical reste également recommandé avant une consommation régulière.
Comme toujours avec les plantes, l’écoute du corps reste essentielle!
En fin d’hiver, alors que les arbres sont encore nus, choisir une plante verte, sauvage et riche en minéraux a quelque chose de profondément symbolique.
C’est une manière simple de se préparer au renouveau.
D’enrichir le terrain.
De recharger doucement les réserves.
Et parfois, cela suffit à accompagner le passage vers le printemps.
A bientôt.