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Préparer un goûter belge d’autrefois : redécouvrir la tartine de sirop de Liège autrement qu’en souvenir d’enfance

Bonjour et bienvenue sous le tilleul 🌿

Pas de biscuit emballé individuellement.

Pas de gourde à dévisser.

Pas de personnage imprimé sur une boîte.

Nous allons simplement poser sur la table :

du pain ;

un pot de sirop ;

un couteau ;

et peut-être un morceau de fromage et quelques quartiers de fruit.

À Liège, difficile de faire beaucoup plus familier.

Et pourtant…

si nous prenions le temps de regarder cette tartine comme si nous ne la connaissions pas ?

Parce que sous cette pâte brune, épaisse et collante se cachent des pommes, des poires, des vergers, des chaudrons, des gestes transmis et une manière de goûter qui raconte aussi quelque chose de notre histoire quotidienne.

Aujourd'hui, préparons donc un goûter extrêmement simple.

Mais avant de croquer…

remontons jusqu'au verger.

Qu'est-ce que le sirop de Liège, au juste ?

Commençons par ouvrir le pot.

Regardons.

Le sirop de Liège ne ressemble ni à une confiture ordinaire ni à une gelée.

Il est sombre.

Dense.

Presque élastique lorsqu'il est froid.

Son goût est à la fois très fruité, doux et légèrement acidulé.

Et pourtant, à l'origine, il y a des fruits parfaitement familiers :

des pommes et des poires.

L'APAQ-W rappelle d'ailleurs que le sirop de Liège constitue une spécialité à part entière, distincte de la confiture, de la gelée ou de la marmelade.

Comment une poire jaune pâle et une pomme croquante peuvent-elles devenir cette pâte brune ?

Voilà déjà une première enquête à proposer aux enfants.

 

Faire disparaître l'eau pour concentrer le fruit

La fabrication traditionnelle repose sur une idée finalement assez simple :

concentrer énormément les fruits.

Dans le procédé décrit aujourd'hui par la Siroperie Meurens à Aubel, pommes et poires sont broyées puis cuites jusqu'à obtenir une compote épaisse. Celle-ci est pressée, le jus est filtré, puis longuement réduit jusqu'à devenir une pâte dense et brune.

Autrement dit, une grande partie de l'eau contenue dans les fruits disparaît au cours de la fabrication.

Les saveurs se concentrent.

Les sucres naturellement présents dans les fruits également.

La texture change complètement.

Pour donner une idée de cette concentration, le fabricant indique qu'il faut environ quatre kilos de fruits pour obtenir un kilo de son sirop classique actuel.

Quatre kilos !

Posons quatre kilos de pommes et de poires sur la table.

Puis à côté :

un seul kilo de sirop.

Voilà une expérience visuelle autrement plus parlante qu'une longue explication.

« Mais où sont passés les trois autres kilos ? »

Excellente question.

😂

 

Dans les villages, les chaudrons de la siroperie

Dans le pays de Herve, fabriquer du sirop n'était pas seulement une recette.

C'était un véritable savoir-faire.

La Siroperie Meurens raconte qu'à la fin du XIXe siècle, la région possédait encore de nombreuses siroperies fermières, avec leurs propres gestes et méthodes.

Et cela change notre regard sur notre tartine.

Les pommes et les poires des vergers ne pouvaient évidemment pas être conservées éternellement sous leur forme fraîche.

Les transformer permettait aussi de profiter autrement de cette abondance fruitière.

Le fruit frais devenait un produit concentré que l'on pouvait conserver et utiliser bien après la récolte.

Un pot posé sur notre table nous parle donc aussi d'une époque où savoir transformer les récoltes faisait pleinement partie de la vie domestique et rurale.

 

Une petite expérience : retrouver les fruits cachés

Avant de dire aux enfants ce qu'il contient, faisons goûter une toute petite quantité de sirop.

Puis demandons :

« De quels fruits pourrait-il provenir ? »

La réponse n'est pas nécessairement évidente.

Présentons ensuite :

une pomme ;

une poire ;

et le sirop.

Observons les trois.

Couleur.

Texture.

Odeur.

Goût.

Jus.

Le sirop est presque méconnaissable.

Et pourtant…

le chemin relie bien ces aliments.

Nous pouvons même dessiner :

POMME + POIRE → ? → SIROP

Puis chercher ce qui manque au milieu.

Cuire.

Presser.

Filtrer.

Réduire.

Attendre.

Voilà une toute petite initiation à la transformation alimentaire.

 

Et maintenant : préparons notre goûter

Cette fois, rien de compliqué.

Choisissons un bon pain.

Pain gris.

Pain de campagne.

Pain au levain.

Pain complet.

Ou simplement celui que la famille aime réellement.

Coupons une tranche.

Puis étalons une fine couche de sirop de Liège.

Pas besoin d'en mettre un centimètre.

😂

Son goût est suffisamment concentré pour qu'une petite quantité soit déjà très présente.

Et avant d'ajouter quoi que ce soit…

goûtons ainsi.

Pain + sirop.

C'est tout.

 

Puis essayons avec du fromage

Voilà une association qui peut intriguer les enfants :

du fromage avec quelque chose de sucré ?

Et pourtant, le sirop de Liège accompagne traditionnellement très bien différents fromages ; le fabricant lui-même propose notamment une tartine associant fromage de Herve et sirop.

Nous pouvons faire une petite dégustation.

Préparons trois morceaux de pain :

pain + sirop ;

pain + fromage ;

pain + fromage + sirop.

Puis goûtons.

Que se passe-t-il dans la troisième bouchée ?

Le fromage apporte du gras, du sel, parfois une saveur assez puissante.

Le sirop apporte sa douceur fruitée et son acidité.

Et voilà que notre goûter devient une petite expérience sur les contrastes de saveurs.

Avec les enfants, choisissons évidemment un fromage qu'ils apprécient et adaptons l'intensité.

Il n'existe aucune obligation de commencer directement par le Herve le plus redoutable de la province.

😂

 

Ajoutons simplement un fruit

Une pomme.

Une poire.

Quelques grains de raisin en saison.

Et nous obtenons un goûter qui paraît presque étonnamment dépouillé aujourd'hui :

du pain ;

une fine couche de sirop ;

éventuellement du fromage ;

un fruit ;

de l'eau ou une boisson habituelle.

Pas besoin de reconstituer un goûter historique au détail près.

Nous cherchons plutôt à retrouver une logique de goûter simple composé d'aliments reconnaissables.

 

Mais mangeait-on vraiment tous ainsi « autrefois » ?

Voilà une nuance importante.

Il n'existe pas un unique goûter belge d'autrefois.

Les habitudes variaient selon :

les familles ;

les époques ;

les régions ;

les revenus ;

les aliments disponibles ;

le travail des parents ;

la saison.

Certains enfants mangeaient du pain avec du beurre, de la confiture, du sirop, du fromage ou d'autres garnitures.

D'autres avaient autre chose.

Parler du passé ne doit donc pas transformer une tartine en uniforme national imaginaire.

😂

Notre tartine de sirop représente plutôt un geste familier appartenant à une culture alimentaire locale.

Et c'est déjà beaucoup.

 

Posons maintenant un goûter contemporain à côté

Voilà l'expérience qui m'intéresse particulièrement.

Prenons un goûter que nous trouvons aujourd'hui facilement :

un biscuit emballé ;

une barre ;

une compote en gourde ;

une petite briquette ;

un gâteau individuel.

Et à côté :

notre pain ;

notre sirop ;

notre fruit.

Puis observons.

Pas pour demander :

« Lequel est le bon et lequel est le mauvais ? »

Mais :

« Qu'est-ce qui a changé ? »

 

Première différence : l'emballage

Notre tartine possède très peu d'emballage individuel.

Le pain vient d'un sachet ou d'une boulangerie.

Le sirop est prélevé dans un pot utilisé plusieurs fois.

La pomme possède un emballage particulièrement perfectionné :

sa peau.

😂

Un goûter industriel individuel peut au contraire comporter plusieurs couches :

sachet ;

film ;

carton ;

gourde ;

paille ;

emballage individuel.

Cela ne signifie pas automatiquement qu'un produit emballé est « mauvais ».

L'emballage permet aussi :

de transporter ;

de protéger ;

de conserver ;

de portionner ;

de manger loin de la maison.

Nous découvrons donc déjà que notre manière de goûter dépend également de notre manière de vivre.

 

Deuxième différence : le goûter voyage davantage

Une tartine fraîchement préparée est formidable…

sur une table.

Dans une boîte à tartines, elle peut également très bien voyager.

Mais certains produits contemporains ont précisément été conçus pour être :

légers ;

résistants ;

transportables ;

portionnés ;

consommables sans couteau ni assiette.

Pensons aux journées d'école.

Aux activités.

Aux trajets.

Aux goûters pris dans une voiture, dans un parc, après le sport ou entre deux rendez-vous.

L'évolution du goûter raconte donc aussi celle de nos journées.

 

Troisième différence : le temps de préparation

Préparer une tartine demande peu de temps.

Mais il faut tout de même :

sortir le pain ;

couper une tranche ;

ouvrir le pot ;

tartiner ;

éventuellement couper un fruit ;

ranger.

Ouvrir un paquet demande…

schrrrriip.

😂

Quelques secondes.

Et ce détail apparemment insignifiant nous raconte quelque chose.

De nombreux aliments contemporains répondent à une demande très concrète :

gagner du temps.

Plutôt que de juger immédiatement cette évolution, demandons-nous :

« Pourquoi avons-nous eu besoin que les goûters deviennent aussi rapides ? »

Voilà une question beaucoup plus intéressante.

 

Quatrième différence : qui décide de la portion ?

Avec une miche de pain et un pot de sirop, nous décidons.

Une petite tranche.

Une grande.

Une fine couche.

Un fruit entier ou partagé.

Avec un produit individuel, une partie de cette décision a déjà été prise au moment de la fabrication.

Une portion = un paquet.

C'est extrêmement pratique.

Mais cela change aussi notre relation à la quantité.

Avec les plus grands, nous pouvons même peser.

Combien pèse notre tartine ?

Combien pèse le biscuit emballé ?

Combien de grammes de produit ?

Combien de grammes d'emballage ?

Voilà une expérience beaucoup plus parlante qu'un discours abstrait sur « les goûters d'avant et ceux d'aujourd'hui ».

 

Cinquième différence : le goûter nous parle

Posons le pot de sirop, le pain et une pomme devant nous.

Puis un emballage destiné aux enfants.

Regardons uniquement ce qui est imprimé dessus.

Couleurs.

Personnages.

Photographies.

Promesses.

Jeux.

Logos.

Mots.

Le pain ne nous dit généralement pas :

« MANGE-MOI, JE SUIS EXTRA MÉGA FUN ! »

😂

Certains produits contemporains utilisent au contraire tout un langage visuel pour attirer notre regard.

Avec les plus grands, nous pouvons poser une question passionnante :

« Si nous retirions complètement l'emballage, choisirais-tu encore le même goûter ? »

Ce n'est plus seulement une activité autour de l'alimentation.

Nous commençons à parler de publicité et de choix du consommateur.

 

Et côté nutrition ?

Là encore, évitons le match caricatural.

Un aliment traditionnel n'est pas automatiquement nutritionnellement parfait parce qu'il est ancien.

Et un aliment fabriqué industriellement n'est pas automatiquement catastrophique parce qu'il sort d'une usine.

Le sirop de Liège reste un produit très concentré en sucres issus des fruits. Le fabricant indique, pour son produit classique actuel, environ 61 g de sucres pour 100 g.

Voilà pourquoi notre goûter utilise une fine couche.

Mais une tartine permet aussi de composer :

pain ;

petite quantité de sirop ;

fruit frais ;

éventuellement fromage.

Nous ne jugeons donc pas uniquement un ingrédient isolé.

Nous regardons l'ensemble du goûter.

 

L'expérience de la concentration

Voilà une activité formidable.

Prenons :

une pomme ;

une poire ;

une petite cuillère de sirop.

Demandons :

« Comment autant de fruits peuvent-ils finir dans quelque chose d'aussi petit ? »

Nous pouvons ensuite faire une expérience très simple avec un autre liquide.

Prenons un peu de jus de pomme.

Pesons-le.

Faisons-en réduire une petite quantité sous la surveillance d'un adulte.

Observons.

Le niveau descend.

La couleur fonce.

Le goût devient plus intense.

Nous n'aurons évidemment pas fabriqué du sirop de Liège.

Mais nous aurons découvert le principe de concentration par évaporation d'une partie de l'eau.

 

Retrouver le chemin jusqu'au verger

Nous pouvons également sortir une carte.

Cherchons :

Liège.

Puis :

Aubel.

Puis :

le pays de Herve.

Voilà soudain notre pot replacé dans un paysage.

Des vergers.

Des pommiers.

Des poiriers.

Des villages.

Des exploitations.

Des siroperies.

La Siroperie Meurens est toujours installée à Aubel et rattache son histoire à cette tradition locale de transformation des fruits.

Notre goûter devient alors aussi une petite leçon de géographie locale.

 

Demander aux grands-parents

Voilà probablement l'activité que je préfère.

Plutôt que d'expliquer aux enfants :

« Autrefois, on mangeait ceci. »

Demandons à quelqu'un qui était réellement enfant autrefois.

😂

Grand-parent.

Arrière-grand-parent.

Voisin âgé.

Ami de la famille.

Posons seulement quelques questions :

« Qu'est-ce que tu mangeais au goûter ? »

« Où le mangeais-tu ? »

« Qui le préparait ? »

« L'emportais-tu à l'école ? »

« Y avait-il déjà des biscuits emballés ? »

« Quel goûter te faisait particulièrement plaisir ? »

Nous risquons de recueillir des réponses beaucoup plus riches que prévu.

Et surtout, elles auront une valeur que n'aura jamais une généralisation sur « les enfants d'autrefois ».

Ce seront des souvenirs réels.

 

Créer notre petite enquête des goûters

Avec les plus grands, préparons un tableau.

  Goûter raconté par un grand-parent Notre goûter aujourd'hui
Aliments    
Emballage    
Préparation    
Où était-il mangé ?    
Qui le préparait ?    
Fallait-il des couverts ?    
Pouvait-on l'emporter ?    

Puis regardons.

Certaines choses auront changé.

D'autres beaucoup moins.

Peut-être découvrirons-nous même qu'un goûter présenté comme « ancien » est toujours mangé aujourd'hui.

Après tout…

la tartine de sirop n'a pas disparu.

 

Goûter à l'aveugle

Préparons maintenant quatre petits morceaux de pain :

un avec du sirop ;

un avec de la confiture ;

un avec du miel ;

un avec une pâte à tartiner familière.

Sans regarder, pouvons-nous reconnaître le sirop de Liège ?

Qu'est-ce qui nous aide ?

Son acidité ?

Sa texture ?

Son parfum ?

Son goût de fruits cuits ?

Puis seulement après, regardons les couleurs.

Notre œil aurait-il influencé notre réponse ?

Encore une fois, une tartine se transforme discrètement en expérience sensorielle.

 

Composer « notre » tartine liégeoise

Et si nous inventions notre propre version ?

Gardons une règle :

le sirop reste présent, mais il doit rencontrer un autre ingrédient.

Fromage doux.

Fromage de Herve pour les amateurs.

Fine tranche de pomme.

Poire.

Noix pour ceux qui peuvent en manger sans risque.

Pain différent.

Chacun compose une petite tartine.

Puis lui donne un nom.

Pas besoin d'en faire une recette gastronomique.

Le but est de comprendre qu'un produit patrimonial n'est pas condamné à rester figé dans une vitrine.

Un savoir-faire reste vivant lorsqu'on continue à l'utiliser.

 

Avec les plus petits

Restons dans le sensoriel.

Pomme.

Poire.

Sirop.

Pain.

Touchons.

Sentons.

Goûtons.

Demandons :

« Lequel est croquant ? »

« Lequel colle ? »

« Lequel contient beaucoup de jus ? »

« Comment deux fruits juteux peuvent-ils devenir quelque chose d'aussi épais ? »

Ils peuvent tartiner eux-mêmes avec un couteau adapté.

Et soyons réalistes :

le concept de « fine couche » sera probablement interprété de façon assez personnelle.

😂

 

Avec les plus grands

Ajoutons l'histoire et l'enquête.

Localiser Aubel.

Chercher comment fonctionne une siroperie.

Comparer les emballages.

Peser les portions.

Interroger un grand-parent.

Observer les ingrédients.

Comparer le goûter à différentes époques.

Et surtout, leur demander de formuler eux-mêmes :

« Qu'est-ce qui a changé ? »

sans leur souffler :

« C'était mieux avant. »

 

Sous le tilleul 🌿

Il suffit parfois d'une tartine pour retrouver tout un paysage.

Nous pensions avoir devant nous :

du pain et quelque chose de brun à étaler dessus.

Et nous avons trouvé :

des pommiers ;

des poiriers ;

des vergers du pays de Herve ;

des fruits cuits ;

des jus pressés ;

des siroperies ;

des gestes transmis ;

des souvenirs d'enfance ;

des boîtes à tartines ;

et même une petite histoire de l'évolution de nos journées.

Ce que j'aime surtout dans ce goûter, c'est qu'il nous évite deux pièges.

Le premier serait de dire :

« Avant, tout était mieux. »

Le second :

« Ce n'est qu'une vieille habitude. »

Entre les deux existe quelque chose de beaucoup plus intéressant.

Un savoir-faire encore vivant.

On peut ouvrir aujourd'hui un pot de sirop de Liège.

Tartiner son pain.

Ajouter un morceau de fromage.

Croquer une pomme.

Et accomplir un geste que d'autres familles ont accompli avant nous…

sans pour autant essayer de vivre comme elles.

C'est peut-être cela, finalement, transmettre une tradition.

Non pas reproduire exactement le passé.

Mais savoir ce que raconte un geste avant de décider de le garder, de l'adapter ou de le réinventer.

Et aujourd'hui, ce geste tient sur une tranche de pain.

Avec juste assez de sirop pour coller un peu aux doigts.

Parce qu'il faut tout de même laisser aux enfants quelques souvenirs authentiquement liégeois.😂

 

À bientôt sous le tilleul 🌿

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Commenter cet article
J
J’ai beaucoup aimé ta façon de partir d’une simple tartine pour nous faire découvrir tout ce qu’elle peut raconter. On pense juste au pain et au sirop, et finalement on remonte jusqu’aux vergers, aux savoir-faire et aux souvenirs de famille. J’aime aussi beaucoup l’idée de ne pas tomber dans le « c’était mieux avant », mais de simplement comprendre ce qui a changé et pourquoi. Et pour répondre à ta question de fin, je dirais que je garderais volontiers ce petit geste de la tartine au sirop de Liège, tout en l’adaptant à nos habitudes d’aujourd’hui. C’est justement cette simplicité et cette histoire derrière qui lui donnent encore tout son charme.
Répondre
Merci beaucoup Julie ! C’est exactement ce que j’avais envie de montrer : derrière une toute simple tartine au sirop de Liège, il peut finalement se cacher énormément de choses ! ;) Les fruits des vergers, leur transformation, un savoir-faire régional, mais aussi tous ces souvenirs de goûters qui se transmettent parfois d’une génération à l’autre. ;)<br /> Et j’aime beaucoup ta réponse à ma question finale. Je pense comme toi qu’il n’est pas nécessaire de vouloir recréer le passé à l’identique pour conserver ce qu’il avait de joli. On peut très bien garder cette tartine toute simple et lui faire une petite place dans notre quotidien d’aujourd’hui. ;)<br /> C’est d’ailleurs ce qui m’intéresse le plus lorsque je me penche sur les habitudes d’autrefois : pas tellement me dire « c’était mieux avant », mais plutôt comprendre pourquoi on faisait ainsi, ce qui a changé et ce qui mérite éventuellement d’être transmis. <br /> Et puis, pour une Liégeoise, difficile de résister à une bonne tartine de sirop de Liège, hi,hi ! <br /> Merci pour ta lecture toujours aussi attentive Julie