Il existe des films que l'on regarde.
Et d'autres dans lesquels on a l'impression d'entrer.
Des films qui nous donnent presque envie de sentir le vent sur notre visage, de marcher pieds nus sur le sable ou d'écouter les vagues en silence.
Ponyo sur la falaise fait partie de ceux-là.
Réalisé par Hayao Miyazaki en 2008, ce magnifique film d'animation du Studio Ghibli est souvent présenté comme une histoire destinée aux plus jeunes.
Pourtant, il touche profondément les adultes eux aussi.
Parce qu'il parle de l'enfance.
De la confiance.
De la nature.
De la mer.
Et surtout de cette capacité si précieuse à s'émerveiller.
S'il ne fallait choisir qu'un seul film pour accompagner les derniers jours de l'été, Ponyo ferait sans hésiter partie de mes premiers choix.
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À première vue, Ponyo ressemble à un conte fantastique.
Une petite créature des profondeurs rêve de découvrir le monde des humains.
En rencontrant le jeune Sôsuke, elle voit son existence bouleversée.
Peu à peu, son désir de devenir une véritable petite fille entraîne des événements extraordinaires où la mer semble elle-même reprendre ses droits.
Cette histoire s'inspire librement du célèbre conte La Petite Sirène de Hans Christian Andersen.
Mais Hayao Miyazaki choisit une direction beaucoup plus lumineuse, joyeuse et pleine d'espoir.
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Impossible de regarder Ponyo sans ressentir immédiatement l'amour que Miyazaki porte à l'océan.
La mer est partout.
Calme.
Mystérieuse.
Puissante.
Parfois paisible.
Parfois impressionnante.
Elle n'est pas un simple décor.
Elle devient presque un personnage à part entière.
Les vagues semblent vivantes.
Les poissons dansent.
Les créatures marines surgissent comme dans un rêve.
Chaque plan donne envie d'aller marcher au bord de l'eau.
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Comme souvent chez Miyazaki, les enfants ne sont jamais présentés comme de petits adultes.
Ils restent profondément enfants.
Ils jouent.
Ils s'émerveillent.
Ils font confiance.
Ils accueillent l'inattendu avec une simplicité désarmante.
Sôsuke ne cherche jamais à tout expliquer.
Il accepte Ponyo telle qu'elle est.
Avec une évidence que les adultes ont parfois oubliée.
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C'est aussi ce qui rend ce film si particulier.
À une époque où les images de synthèse occupaient déjà une place importante, Hayao Miyazaki a choisi de réaliser Ponyo presque entièrement à la main.
Chaque vague.
Chaque écume.
Chaque poisson.
Chaque nuage.
Des milliers de dessins composent cette aventure.
Le résultat possède une douceur incomparable.
On retrouve le charme des illustrations de livres pour enfants.
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Au fil de l'histoire, un thème revient discrètement.
Celui de la confiance.
Confiance entre les enfants.
Confiance des parents envers leurs enfants.
Confiance dans la nature.
Confiance dans la vie.
Les adultes ne sont pas parfaits.
Ils commettent parfois des erreurs.
Mais ils restent profondément bienveillants.
Cette atmosphère chaleureuse participe énormément au réconfort que procure le film.
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Ce que j'aime particulièrement chez Miyazaki, c'est qu'il ne cherche jamais à remplir chaque minute d'action.
Il ose montrer :
une fenêtre ouverte.
un bol de soupe fumant.
la pluie qui tombe.
un bateau qui avance lentement.
des enfants qui regardent simplement la mer.
Ces petits instants donnent au film un rythme très apaisant.
Ils nous rappellent que les moments les plus simples sont parfois les plus précieux.
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Après le film, les discussions peuvent naturellement se poursuivre.
Pourquoi les marées montent-elles ?
Quels animaux vivent dans les profondeurs ?
Pourquoi faut-il protéger les océans ?
Comment fonctionne un phare ?
Quels sont les métiers de la mer ?
Un simple dessin animé devient ainsi une magnifique porte d'entrée vers de nombreuses découvertes.
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La mer occupait une place si importante dans le projet que Miyazaki s'est particulièrement investi dans la représentation de ses mouvements et de ses vagues. Le film compte environ 170 000 dessins, un nombre exceptionnel, et ces vagues prenant parfois l'apparence de créatures vivantes sont devenues l'une des images les plus reconnaissables de Ponyo !
Pourquoi ne pas profiter de cette projection pour vivre une petite journée inspirée de Ponyo ?
Vous pourriez :
Le film devient alors le point de départ d'une véritable aventure familiale.
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Plus de quinze ans après sa sortie, Ponyo sur la falaise continue d'émouvoir petits et grands.
Parce qu'il ne cherche pas à impressionner.
Il cherche simplement à rappeler que le monde est encore rempli de merveilles pour ceux qui prennent le temps de les regarder.
Et peut-être est-ce précisément ce dont nous avons besoin aujourd'hui.
Chaque été possède ses souvenirs.
Une glace partagée.
Une promenade au coucher du soleil.
Le bruit des vagues.
Un coquillage glissé dans une poche.
Je crois que Ponyo sur la falaise capture parfaitement ces petits instants qui semblent ordinaires sur le moment… mais qui deviennent, des années plus tard, parmi nos plus beaux souvenirs d'enfance.
Et si, avant que l'été ne s'achève, nous prenions simplement le temps de nous installer ensemble sur le canapé, d'ouvrir grand les yeux… et de repartir quelques heures au bord de la mer avec Ponyo et Sôsuke ?
À bientôt sous le tilleul 🌿