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Le chant des oiseaux change-t-il à la fin de l'été ? Tendre l'oreille lors d'une promenade matinale

Bonjour et bienvenue sous le tilleul 🌿

Au printemps, il suffit parfois d'ouvrir une fenêtre tôt le matin pour avoir l'impression que tout le quartier s'est transformé en volière.

Ça chante dans les arbres.

Ça répond depuis les haies.

Ça siffle sur les toits.

Ça pépie dans les buissons.

Certains oiseaux commencent alors que nous aimerions encore dormir et semblent même avoir décidé que 5 heures du matin était une heure parfaitement raisonnable pour donner un concert. 😂

Puis l'été avance.

Et un matin, sans que nous sachions vraiment dire quand cela s'est produit, quelque chose semble différent.

Il y a toujours des oiseaux.

Nous entendons toujours des cris.

Mais le grand concert du printemps s'est calmé.

Est-ce seulement une impression ?

Pas vraiment.

La vie sonore des oiseaux évolue elle aussi au fil des saisons.

Alors aujourd'hui, je te propose une expérience extrêmement simple.

Pas besoin de jumelles.

Pas besoin de connaître le nom de tous les oiseaux.

Pas même besoin d'aller très loin.

Demain matin, si nous le pouvons, sortons quelques minutes avec les enfants.

Et cette fois…

au lieu de chercher quelque chose à regarder, cherchons quelque chose à entendre!

Pourquoi les oiseaux chantent-ils autant au printemps ?

Commençons par une petite distinction.

Tous les sons produits par les oiseaux ne sont pas forcément des chants.

Ils émettent également toutes sortes de cris : pour rester en contact, signaler un danger, réclamer de la nourriture, communiquer avec leurs petits ou leurs congénères…

Le chant, lui, joue chez de nombreuses espèces un rôle particulièrement important pendant la période de reproduction.

Il peut notamment servir à défendre un territoire et attirer un partenaire.

Voilà pourquoi le printemps est si spectaculaire.

Les journées rallongent.

La saison de reproduction commence pour beaucoup d'espèces.

Et les mâles de nombreux oiseaux chanteurs deviennent particulièrement démonstratifs.

Chacun annonce en quelque sorte :

« Je suis ici ! Cet endroit est occupé ! »

Et parfois aussi :

« Au fait, je suis disponible et absolument formidable. » 😂

Forcément, lorsque plusieurs espèces font cela en même temps, le résultat est impressionnant!

 

Puis l'été avance…

Les semaines passent.

Pour beaucoup d'espèces, les couples se sont formés.

Les nids ont été construits.

Des œufs ont éclos.

Les jeunes ont grandi.

Et pour beaucoup d'oiseaux, la nécessité de chanter avec autant d'intensité diminue progressivement.

À la fin de l'été, nous pouvons donc réellement constater une diminution de certains chants territoriaux.

Le silence relatif ne signifie absolument pas que les oiseaux ont disparu.

Simplement, leurs priorités ont changé.

Ils n'ont plus forcément besoin de passer une partie de la matinée au sommet d'une branche à proclamer leur territoire.

Ils ont autre chose à faire.

Et certains ont également traversé une période très exigeante physiquement.

 

Après les petits… il faut parfois changer de plumes

La fin de la reproduction correspond aussi, chez de nombreuses espèces, à une période importante :

la mue.

Les plumes s'usent.

Elles doivent être renouvelées.

Or fabriquer un nouveau plumage demande beaucoup d'énergie.

Pendant cette période, certains oiseaux deviennent plus discrets.

Ils peuvent rester davantage à couvert et consacrer leur énergie à se nourrir et à renouveler leurs plumes plutôt qu'à se faire remarquer.

Encore une fois, la nature n'est donc pas devenue vide.

Elle est simplement entrée dans une autre phase de son calendrier.

 

Mais alors… qu'entend-on encore ?

Beaucoup de choses !

C'est justement là que notre promenade devient intéressante.

Car si nous partons en cherchant uniquement le grand chant mélodieux du printemps, nous risquons de penser :

« Il n'y a plus beaucoup d'oiseaux. »

Mais si nous apprenons à écouter autrement…

nous découvrirons tout un petit monde sonore.

Un roucoulement dans un arbre.

Des cris brefs venant d'une haie.

Un groupe d'oiseaux qui communique en se déplaçant.

Le cri d'un corvidé au loin.

Des moineaux qui discutent très sérieusement dans un buisson — enfin, je suppose qu'ils discutent sérieusement, ils ont toujours l'air d'avoir énormément de choses à se raconter. 😂

Et parfois encore un véritable chant.

Car tous les oiseaux ne suivent évidemment pas exactement le même calendrier.

Les mésanges n'ont pas disparu

C'est amusant avec les enfants de retrouver des oiseaux que nous connaissons déjà.

Les mésanges, par exemple, sont toujours là.

Mais elles ne se comportent plus nécessairement comme quelques mois auparavant.

À la fin de l'été et à l'approche de l'automne, certaines espèces commencent davantage à se déplacer en petits groupes et à chercher leur nourriture dans les arbres et les buissons.

On peut alors entendre surtout leurs petits cris de contact.

C'est un joli concept à expliquer aux enfants.

Un cri de contact, c'est un peu une manière de dire :

« Je suis là. Et toi, tu es toujours là ? »

Lorsqu'on commence à y prêter attention, on découvre que les oiseaux ne chantent pas seulement pour nous offrir une jolie musique.

Ils communiquent.

 

Le rougegorge réserve parfois une surprise

Et voilà un oiseau particulièrement intéressant à écouter lorsque l'été s'achève : le rougegorge.

Contrairement à beaucoup d'autres espèces dont le chant territorial diminue fortement après la reproduction, le rougegorge peut recommencer à défendre un territoire à l'approche de l'automne.

On peut donc l'entendre chanter à une période où une grande partie du chœur printanier s'est déjà apaisée.

C'est d'ailleurs une merveilleuse manière de comprendre que la nature ne possède jamais un bouton :

PRINTEMPS : ON

puis

ÉTÉ : OFF. 😂

Chaque espèce possède son propre rythme.

 

Et dans le ciel, un autre grand changement commence

La fin de l'été est également la période où un autre phénomène extraordinaire commence à devenir visible :

la migration.

Certaines espèces qui ont passé la belle saison chez nous commencent progressivement à repartir vers le sud.

D'autres traversent nos régions.

Certaines se regroupent avant leur départ.

C'est notamment une période formidable pour observer les hirondelles.

Au fil des semaines, nous pouvons parfois les voir se rassembler, voler ensemble et se préparer à quitter nos paysages.

Et cela peut devenir un merveilleux fil rouge avec les enfants :

« Est-ce que nous voyons encore les hirondelles aujourd'hui ? »

Puis quelques jours plus tard…

encore ?

Et encore ?

Jusqu'au moment où nous réaliserons peut-être que nous ne les avons plus vues depuis plusieurs jours.

La saison aura avancé presque sans bruit.

Une promenade où nous n'allons rien chercher

Voilà maintenant l'expérience que j'aimerais proposer.

Choisissons un matin calme.

Si possible assez tôt, lorsque l'activité humaine n'a pas encore complètement envahi l'espace sonore.

Un jardin suffit.

Un parc.

Un chemin.

Un petit bois.

Même un quartier arboré.

Puis, à un moment donné…

arrêtons-nous.

Pas longtemps.

Une minute pour commencer.

Et demandons aux enfants :

« Combien de sons différents peux-tu entendre ? »

Pas :

« Combien d'oiseaux reconnais-tu ? »

La nuance est importante.

Parce que nous n'avons absolument pas besoin d'être ornithologues pour apprendre à écouter.

 

Écouter avant de nommer

Un enfant pourra dire :

« J'en entends un qui fait pi-pi-pi. »

Très bien.

Un autre :

« Là-bas, il y en a un plus grave. »

Parfait.

« Celui-là répète toujours la même chose. »

Voilà déjà une magnifique observation.

Avant de connaître les noms, nous pouvons apprendre à distinguer :

un son aigu ou grave,

rapide ou lent,

répété ou irrégulier,

proche ou lointain,

long ou très bref.

Nous pouvons même essayer de l'imiter.

Et je trouve cette approche particulièrement intéressante avec les enfants.

Parce que lorsqu'on débute en observation des oiseaux, nous voulons souvent immédiatement savoir :

« Quelle espèce est-ce ? »

Alors que la première étape pourrait simplement être :

« Qu'est-ce que j'entends réellement ? »

 

Fabriquer une carte des sons

Voici une activité toute simple que j'aime énormément.

Prenons une feuille et dessinons une petite croix au centre.

La croix représente :

nous.

Puis restons silencieux quelques minutes.

Chaque fois que nous entendons un oiseau, nous faisons un petit symbole sur la feuille dans la direction d'où vient le son.

Un point derrière nous.

Une petite note à droite.

Trois traits devant.

Pas besoin de savoir quel oiseau chante.

Nous sommes simplement en train de créer la carte sonore d'un endroit.

Avec des enfants plus grands, on peut même essayer d'estimer si le son semble proche ou lointain.

Puis revenir exactement au même endroit quelques semaines plus tard.

Et recommencer.

Les deux cartes seront-elles identiques ?

Probablement pas.

 

Un calendrier des oiseaux… avec les oreilles

Cette petite expérience pourrait même devenir un rituel au fil de l'année.

Une fois par mois, nous revenons au même endroit.

Pendant cinq minutes.

Et nous écoutons.

En mars, que se passe-t-il ?

En mai ?

En septembre ?

En décembre ?

Peu à peu, les enfants découvrent quelque chose d'essentiel :

une saison ne se voit pas seulement.

Elle s'entend.

Le printemps possède son paysage sonore.

L'été aussi.

L'automne aussi.

Et même l'hiver, que nous imaginons parfois silencieux, possède ses voix.

Voilà une manière très simple de construire une véritable connaissance sensible de son environnement.

 

Fermer les yeux change tout

On peut même tenter une petite expérience.

Lorsque l'endroit est sûr, asseyons-nous et fermons les yeux pendant trente secondes.

Soudain, des choses auxquelles nous ne prêtions aucune attention deviennent évidentes.

Un oiseau.

Puis un autre.

Le vent dans les feuilles.

Une voiture très loin.

Un insecte.

Des pas.

Une branche qui bouge.

Peut-être un chien.

Notre cerveau, privé momentanément des informations visuelles, semble accorder davantage de place aux sons.

Et lorsque nous rouvrons les yeux, le lieu paraît parfois légèrement différent.

Pourtant…

rien n'a changé, sauf notre manière de l'observer.

 

Ne pas tout identifier est aussi une réussite

Je crois que c'est important, surtout lorsque nous explorons la nature avec les enfants.

Nous pouvons facilement avoir l'impression qu'il faut connaître.

Le nom de l'arbre.

Le nom de la fleur.

Le nom de l'oiseau.

Le nom du papillon.

Mais nous pouvons aussi dire :

« Je ne sais pas. »

Et écouter quand même.

Peut-être chercherons-nous en rentrant.

Peut-être pas.

Parce qu'apprendre à aimer la nature commence parfois bien avant les connaissances scientifiques.

Cela commence lorsque nous remarquons qu'elle est là.

Lorsqu'un enfant s'arrête soudain au milieu du chemin et dit :

« Chut… écoute ! »

À cet instant-là, quelque chose est déjà gagné.

 

Une autre façon de sentir la fin de l'été

Nous parlons souvent de la fin de l'été avec nos yeux.

La lumière change.

Quelques feuilles jaunissent.

Les fruits ne sont plus les mêmes.

Les soirées arrivent plus tôt.

Mais peut-être pouvons-nous aussi la reconnaître avec nos oreilles.

Le grand concert du printemps s'est apaisé.

Les oiseaux sont toujours là, mais leurs voix et leurs comportements changent.

Certains se font plus discrets.

Certains commencent à se regrouper.

Certains préparent un long voyage.

D'autres resteront près de nous pendant les mois froids.

Et tout cela se déroule autour de nous…

pendant que nous préparons les cartables, rangeons les affaires d'été et reprenons le rythme de septembre.

 

Sous le tilleul 🌿

Demain matin, peut-être ouvrirons-nous la fenêtre sans vraiment écouter.

Nous entendrons un oiseau.

Puis nous continuerons à préparer le petit-déjeuner.

Et c'est parfaitement normal.

Mais de temps en temps, nous pouvons nous arrêter.

Juste quelques secondes.

Parce qu'un paysage n'est pas seulement composé de ce que nous voyons.

Il possède aussi une voix.

Et cette voix change avec les mois.

Au printemps, les oiseaux remplissent les matins de leurs chants.

À la fin de l'été, le concert devient différent.

Plus discret.

Plus fragmenté.

Il faut parfois tendre davantage l'oreille.

Et c'est peut-être justement ce qui le rend si intéressant.

Alors lors de la prochaine promenade, essayons quelque chose.

Ne demandons pas immédiatement aux enfants :

« Qu'est-ce que tu vois ? »

Demandons plutôt :

« Qu'est-ce que tu entends ? »

Puis taisons-nous.

Peut-être qu'un oiseau répondra...

 

À bientôt sous le tilleul 🌿

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M
Tantôt, il était précisément 3h45. Je le sais car les enfants revenaient de l'école de mon village. Comme je lisais dehors, j'ai regardé un nuage en pensant à toi car une grosse corneille piaillait au sommet des arbres du voisin face à chez moi. Là, j'ai pensé à ma carte. Je vais la faire de mémoire, car elle était nettement face à moi. Donc, ce soir, j'irai commencé ma carte. hi,hi... J'adore ça! <br /> <br /> Mais, je suis curieuse. Qui est PIOU-PIOU? C'est trop joli comme nom. J'imagine que c'est l'oiseau de la maison de 'La popote de PB'? :-D
Répondre
Ah ah, ça y est Millie, la carte des sons est officiellement entrée dans ton quotidien ! J'adore que tu aies entendu cette grosse corneille et que ton premier réflexe ait été de penser : « Tiens, ma carte ! » Et en plus en pensant à moi, hi,hi ! <br /> <br /> Je suis vraiment curieuse de voir ce que tu vas finir par y noter au fil des jours. Je sens que maintenant que tu as commencé à y penser, tu vas entendre plein de petits sons auxquels tu ne prêtais peut-être plus vraiment attention avant. <br /> <br /> Et oui, tu as parfaitement deviné pour Piou-Piou ! ;) **La popote de PB a bien un oiseau à la maison ;) Apparemment, si j'en crois son commentaire, son talent pour le chant est toutefois assez discutable, hi,hi ! Elle disait même qu'elle aurait pu l'appeler Assurancetourix !<br /> <br /> J'aime beaucoup voir les conversations se croiser comme ça sous les articles : maintenant même mes lectrices commencent à vouloir connaître les petits personnages évoqués par les autres ;)<br /> <br /> Amuse-toi bien avec ta carte ce soir Millie ! <br />
L
j'adore entendre le chant des oiseaux plus que le chant terrible de Pioupiou qui ne sait pas du tout chanter! On aurait pu l'appeler du nom du gaulois qui ne sait pas chanter ! ça aurait pu être une idée lol<br /> bonne journée<br /> bisous
Répondre
Ah ah ah, pauvre Pioupiou !!! :) :) Je suppose que tu pensais à Assurancetourix ? :) Effectivement, vous avez peut-être raté son véritable prénom !<br /> <br /> J'imagine très bien : « Tiens, les oiseaux chantent ce matin… » et puis Pioupiou se met à participer et tout le charme de la promenade disparaît !!!<br /> <br /> Mais bon, il faut bien reconnaître qu'il a au moins le mérite de mettre de l'ambiance ! Et puis peut-être que lui est absolument persuadé d'avoir une voix magnifique… laissons-lui ses illusions ;)<br /> <br /> Bonne nuit ma belle, gros bisous
M
Quel joli billet une fois de plus! <br /> Ah les oiseaux, tout ce petit monde 'sonore' en effet, avant même d'être vus. Pour ma part, mon chant favori est celui du merle d'Amérique qui revient le premier au printemps. Ils sont déjà partis à ce temps de l'année. Mes parents avaient une érablière, et c'est justement aux temps où les érables commençaient à couler pour faire du sirop d'érable que les merles arrivaient. (Encore un souvenir d'enfance) Décidément, tu fais mousser mes souvenirs!!! <br /> <br /> Après les merles, mon autre son favori est celui de 'mes oiseaux du soir' comme je l'appelle. Chaque soir d'été, ils sont installés dans les deux grands arbres devant la maison. Comme c'est beau! Une petite chorale, mais je n'ai aucune idée quels sont ces oiseaux, car ils sont toujours cachés sous le feuillage. Et tout d'un coup, quand la noirceur arrive ... plus un son! C'est dodo... <br /> <br /> Tu vois, à ce temps-ci de l'année,eux aussi s'en vont. Le chant des criquets ont pris l'espace sonore. Un autre son qui me rend tellement heureuse. Hier soir, c'était plus froid. Je n'ai pas pu dormir avec la fenêtre ouverte. Leur chant est presqu'une berceuse pour moi. Mais quand les soirée deviennent trop froide ils ne chantent plus! :-( <br /> <br /> Encore une fois, j'aime bien ta façon d'apprivoiser les sons d'oiseaux. Je crois que je ferai l'expérience avec la carte de sons et le calendrier. Une belle activité très saine! <br /> <br /> J'avais fait un billet sur un album documentaire jeunesse sur les comportements parfois drôle des oiseaux. Il m'arrivent encore de le feuilleter. Si jamais tu veux voir ce livre c'est par ici: <br /> https://lamaisondemilly.canalblog.com/archives/2011/05/15/21126091.html<br /> <br /> Peut-être pourras-tu le trouver dans vos médiathèques ou bibliothèques? (Ici on dit bibliothèque) C'est dans ce livre que j'ai fait la connaissance de l'Oiseau moqueur! Incroyable... Il y en avait un près de chez moi qui l'après-midi imitait les cellulaires. Tu sais quand le temps est venue où presque tout le monde possédait un cellulaire... Mais ça m'a pris un bon moment avant de m'apercevoir que c'était cet oiseaux 'qui sonnait' en plein après-midi! hi,hi...
Répondre
Merci Millie ! Et décidément, j'adore quand mes articles font « mousser » tes souvenirs, comme tu le dis si joliment ! ;)<br /> <br /> Celui de l'érablière de tes parents est magnifique !!! J'imagine très bien le retour des merles qui venait accompagner celui du temps des sucres… À force, leur chant devait presque devenir lui-même un signe annonçant le printemps.<br /> <br /> Et j'aime beaucoup aussi tes « oiseaux du soir » ! ;) Le fait de ne même pas savoir lesquels se cachent dans les arbres ajoute presque quelque chose à la scène : on ne les voit pas, mais chaque soir la petite chorale est là, puis la nuit arrive et tout s'arrête. C'est tout simple et pourtant tellement joli.<br /> <br /> Et alors les criquets… **moi aussi, j'adore les entendre !!!** ;) Leur chant fait vraiment partie de ces sons que j'associe aux soirées d'été. Je comprends tellement lorsque tu dis que c'est presque une berceuse pour toi. Il y a quelque chose de très apaisant dans ce bruit régulier qui accompagne la nuit. <br /> <br /> Je trouve d'ailleurs fascinant que tu remarques le moment où les oiseaux leur laissent peu à peu la place. Finalement, si on tend vraiment l'oreille, **les saisons ont aussi leur paysage sonore**. <br /> <br /> Par contre, ton oiseau moqueur qui imitait les cellulaires m'a fait rire ! hihi Je crois que moi aussi j'aurais cherché un bon moment avant de comprendre d'où venait cette mystérieuse sonnerie !<br /> <br /> Et merci pour le lien vers ton ancien billet. Je vais aller voir cet album, tu as évidemment piqué ma curiosité ! Je regarderai aussi s'il est possible de le trouver chez nous.<br /> <br /> Quant à la carte des sons et au calendrier, je serais vraiment curieuse de voir ce que cela donnera si tu tentes l'expérience toi aussi. Peut-être qu'au Québec et en Belgique, nous pourrions presque comparer nos calendriers sonores au fil des saisons ! <br /> <br /> Merci encore pour ce beau commentaire Millie. Bonne journée à toi <br />
C
notre compagnon le rouge-gorge est revenu passer du temps avec nous dans le jardin, il avait disparu du jardin pendant la canicule et nous aussi d'ailleurs hihi<br /> bonne journée
Répondre
Oh le petit rouge-gorge est de retour ! ;) C'est vraiment le genre de petit compagnon dont on remarque l'absence et dont on est heureuse de retrouver la présence au jardin.<br /> <br /> Et j'ai bien ri avec ton « et nous aussi d'ailleurs » haha Vu la canicule, je crois que le rouge-gorge et vous aviez adopté la même stratégie : rester bien à l'abri en attendant que ça passe, hihi !<br /> <br /> Profitez bien de son retour et de ces moments au jardin !<br /> Bonne journée à toi aussi !<br />