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Entrer dans un orchestre : vivre la Journée découverte de l’OPRL avec des enfants qui ne connaissent pas la musique classique

Bonjour et bienvenue sous le tilleul 🌿

Imaginez que nous entrions dimanche dans la Salle Philharmonique de Liège avec un enfant qui ne connaît presque rien à la musique classique.

Il ne sait peut-être pas différencier un alto d'un violon.

Il ignore pourquoi un trombone possède cette drôle de grande coulisse.

Il ne saurait probablement pas expliquer ce qu'est un pupitre.

Et si nous lui demandions de citer un compositeur, nous obtiendrions peut-être Mozart…

parce qu'il faut bien répondre quelque chose. 😂

Est-ce un problème ?

Pas du tout.

Et si, pour une première rencontre avec un orchestre, c'était même une chance ?

Ce dimanche 6 septembre, l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège ouvre gratuitement les portes de sa Salle Philharmonique pour une grande Journée découverte.

On pourra y entendre de la musique, bien sûr.

Mais aussi essayer des instruments.

Rencontrer des musiciens.

Approcher un immense orgue.

Explorer la salle.

Et surtout…

entrer réellement dans un univers que l'on imagine parfois réservé à ceux qui le connaissent déjà.

Alors cette fois, je n'ai pas envie de commencer par apprendre aux enfants le nom des instruments.

J'ai envie de faire exactement l'inverse.

Entrons d'abord dans l'orchestre.

Nous apprendrons les mots après

Première règle : ne rien réviser avant de partir

Cela peut sembler étrange.

Lorsque nous préparons une sortie culturelle avec les enfants, nous avons souvent envie de leur donner quelques connaissances avant.

Voici le violon.

Voici le violoncelle.

Voici la flûte traversière.

Voici le hautbois.

Voici les cuivres.

Voici les percussions.

Et voilà comment fonctionne un orchestre symphonique.

Tout cela est passionnant.

Mais dimanche, essayons autre chose.

Ne donnons pas toutes les réponses avant que les questions existent.

Laissons un enfant entrer dans la salle et se demander :

« C'est quoi, cet énorme instrument ? »

« Pourquoi celui-là a un tuyau ? »

« Pourquoi il faut tirer dessus pour jouer ? »

« Pourquoi cette musicienne met l'instrument sous son menton ? »

« Pourquoi celui-ci est tellement grand ? »

Une question née devant un véritable instrument possède quelque chose qu'une fiche préparatoire ne pourra jamais tout à fait reproduire.

 

Avant les noms : regarder les formes

Lorsque nous arriverons au parc instrumental, faisons un premier tour sans chercher à tout identifier.

Regardons seulement.

Quel est le plus grand instrument que nous voyons ?

Le plus petit ?

Le plus brillant ?

Le plus étrange ?

Lequel possède le plus de tuyaux ?

Lequel semble lourd ?

Lequel pourrait tenir facilement dans un sac ?

Lequel semble impossible à transporter ?

Lequel ressemble presque à un objet inventé ?

Et surtout :

lequel avons-nous envie d'entendre ?

Nous commençons déjà à regarder un orchestre autrement.

Pas comme une liste de vocabulaire.

Comme une collection extraordinaire d'objets fabriqués pour produire des sons.

 

Puis vient quelque chose d'assez rare : essayer

Et c'est probablement l'un des grands intérêts de cette journée.

De 11 h à 16 h, l'OPRL installe un parc à instruments accessible aux enfants à partir de 3 ans comme aux adultes.

Les instruments des différents pupitres pourront être essayés avec l'aide d'animatrices : trompette, trombone, batterie et autres instruments de l'orchestre feront partie de cette découverte. L'accès se fait librement le jour même.

Et soudain, la question n'est plus :

« Comment fonctionne une trompette ? »

mais :

« Est-ce que j'arrive à produire un son avec ? »

Ce n'est plus du tout la même expérience.

 

Parce que produire un son n'est pas toujours si facile !

Voilà une découverte que j'aimerais particulièrement laisser aux enfants.

Un instrument peut sembler très simple lorsqu'un musicien professionnel en joue.

Il souffle…

et une magnifique note apparaît.

Alors nous essayons.

Nous soufflons.

Et il sort…

un bruit absolument indéfinissable. 😂

Ou rien du tout.

Et c'est formidable.

Parce que nous venons de comprendre quelque chose du métier de musicien sans qu'on ait besoin de nous l'expliquer.

Ce geste qui semblait évident demande :

du souffle,

une position,

un mouvement,

de la précision,

de l'entraînement.

La prochaine fois que nous regarderons le musicien jouer, nous ne verrons déjà plus exactement la même chose.

 

Trouver notre son préféré

Au lieu de demander immédiatement :

« Quel instrument préfères-tu ? »

essayons :

« Quel son préfères-tu ? »

Parce qu'un instrument peut être magnifique à regarder…

et produire un son qui ne nous touche pas particulièrement.

À l'inverse, nous pouvons ne pas remarquer un instrument au premier coup d'œil et être complètement surpris lorsqu'il commence à jouer.

Cherchons :

le son le plus grave,

le plus aigu,

le plus doux,

le plus puissant,

le plus drôle,

le plus inquiétant,

celui qui semble venir de très loin,

celui que nous reconnaîtrions peut-être les yeux fermés.

Nous apprenons alors à écouter le timbre avant même de connaître ce mot.

 

Et si nous fermions les yeux ?

Lorsque nous entendons un instrument, fermons les yeux quelques secondes.

Puis posons une question qui n'a rien de savant :

« Si ce son était quelque chose, ce serait quoi ? »

Un animal ?

Une couleur ?

Un paysage ?

Une météo ?

Un personnage ?

Un mouvement ?

Une énorme vague ?

Une souris ?

Un éléphant ?

Un oiseau ?

Il n'y a évidemment aucune bonne réponse.

Un trombone peut être orange pour un enfant et bleu foncé pour un autre.

La musique n'est pas un questionnaire à choix multiples.

Nous essayons simplement d'établir un premier lien entre ce que nous entendons et ce que nous ressentons.

 

Maintenant seulement, apprenons son nom

L'enfant vient de regarder l'instrument.

Peut-être de le toucher.

D'essayer d'en jouer.

D'entendre son timbre.

De trouver qu'il ressemble à un éléphant qui se mettrait en colère. 😂

À présent, son nom a quelque chose auquel s'accrocher.

« Ça, c'est un trombone. »

Le mot n'arrive plus seul.

Il rejoint une expérience.

Et petit à petit, nous pourrons commencer à remarquer que certains instruments se ressemblent.

Certains possèdent des cordes.

D'autres utilisent l'air soufflé par le musicien.

Certains se frappent.

Certains sont en métal.

Certains en bois — même si la famille des « bois » réserve quelques surprises lorsqu'on se fie seulement au matériau !

Nous pouvons alors commencer à découvrir les grandes familles de l'orchestre.

Mais cette fois, elles ne sont plus abstraites.

 

Rencontrer ceux qui font vivre les instruments

Un orchestre n'est évidemment pas une collection d'instruments.

Ce sont des personnes.

Et dimanche, plusieurs musiciens de l'OPRL viendront justement raconter leur métier et leur parcours lors de rencontres gratuites de trente minutes : George Tudorache à 11 h 30, Audrey Gallez au violon à 13 h, puis Camille Jadot au trombone à 15 h. Ces rencontres sont en accès libre.

Voilà une occasion formidable de poser aux musiciens les questions auxquelles nous ne pensons pas forcément.

Depuis quel âge jouez-vous ?

Combien d'heures travaillez-vous ?

Avez-vous parfois le trac ?

Est-ce difficile de jouer tous ensemble ?

Que se passe-t-il si quelqu'un se trompe pendant un concert ?

Avez-vous toujours aimé votre instrument ?

Pouvez-vous jouer autre chose que de la musique classique avec ?

Et j'aimerais beaucoup laisser les enfants inventer leur propre question, même si elle semble complètement farfelue.

Ce sont souvent les meilleures!

 

Puis arriver devant quelque chose d'immense…

Et là, il risque d'être difficile de ne pas lever la tête.

Le grand orgue Schyven.

L'instrument a été inauguré en 1890 et rénové entre 2002 et 2005. Pendant la Journée découverte, il sera possible de monter sur la scène et de pénétrer au cœur de l'orgue lors d'une visite libre organisée de 11 h à 13 h puis de 14 h à 16 h.

Entrer dans un instrument.

Rien que cette phrase devrait déjà intriguer quelques enfants. 😄

Parce qu'un orgue n'est pas simplement un clavier posé au fond d'une salle.

C'est un immense système de tuyaux, de mécanismes et d'air.

Un instrument qui appartient presque au bâtiment lui-même.

 

Écouter l'orgue… depuis l'intérieur

Et dimanche, l'expérience va encore plus loin.

Trois récitals commentés d'environ trente minutes sont prévus à 12 h, 14 h 30 et 15 h 30, avec Éric Mairlot, conservateur de l'instrument.

Les mains et les pieds de l'organiste seront projetés sur grand écran afin de voir comment il joue, et l'OPRL annonce même la possibilité, pour ceux qui le souhaitent, d'entrer dans l'orgue pendant la séance pour vivre l'expérience sonore de l'intérieur.

Avec un enfant, je crois que j'aurais une seule question à poser après :

« Est-ce que tu sentais seulement la musique avec tes oreilles… ou aussi dans ton corps ? »

Parce que les sons graves et puissants nous rappellent parfois que nous n'écoutons pas uniquement avec nos oreilles.

Nous ressentons aussi des vibrations.

 

Et la salle elle-même mérite d'être regardée

Avant même qu'un musicien ne joue, il y a déjà énormément à découvrir.

La Salle Philharmonique a été inaugurée en 1887. L'OPRL la présente comme un joyau du patrimoine belge et indique qu'elle fut la première salle électrifiée de Belgique. Dimanche, un parcours libre intitulé « Le tour du propriétaire » permettra de l'explorer entre 11 h et 18 h grâce à des anecdotes racontées par l'historien de la musique Stéphane Dado, accessibles par QR codes.

Alors regardons aussi :

le plafond,

les balcons,

la scène,

les fauteuils,

l'orgue,

la manière dont la salle est construite.

Et posons une question :

« Pourquoi construit-on une salle spécialement pour écouter de la musique ? »

Nous voilà déjà partis vers l'acoustique.

 

Observer un orchestre avant de vouloir le comprendre

À 16 h 30, l'OPRL donnera un concert découverte d'environ une heure, dirigé par Gabriel Hollander et présenté par Pierre Solot.

Le programme rassemble de courts extraits de Holst, Prokofiev, Haeck, Mozart, Elgar et Rossini. Il a précisément été pensé comme une découverte accessible de différents univers de l'orchestre.

Si nous avons la chance d'y assister, ne demandons pas à l'enfant de reconnaître les instruments.

Pas tout de suite.

Donnons-lui plutôt une seule mission :

regarder.

Que se passe-t-il lorsque le chef lève les bras ?

Tout le monde joue-t-il constamment ?

Certains musiciens attendent-ils longtemps ?

Quels gestes sont minuscules ?

Lesquels sont immenses ?

Qui regarde le chef ?

Les musiciens se regardent-ils entre eux ?

Combien de personnes faut-il pour produire ce son gigantesque ?

Un orchestre est presque une petite société.

Chacun possède sa partie.

Personne ne joue exactement la même chose.

Et pourtant…

tout doit finir par former une seule musique.

 

Choisir un instrument et le suivre

Pendant quelques minutes du concert, choisissons un instrument aperçu plus tôt.

Peut-être celui que l'enfant a essayé.

Et essayons de le retrouver.

« Tu entends la trompette ? »

Puis perdons-la.

Retrouvons-la.

Observons le musicien lorsqu'il ne joue pas.

Attend-il ?

Compte-t-il intérieurement ?

Regarde-t-il le chef ?

Puis soudain…

le voilà qui intervient.

Cette petite mission transforme complètement l'écoute.

Dans la grande masse sonore de l'orchestre, l'enfant commence à découvrir des voix individuelles.

 

« La musique classique », ça n'existe presque pas

Ou plutôt…

cela existe, évidemment.

Mais l'expression peut donner à un enfant l'impression qu'il s'agit d'une seule sorte de musique.

Quelque chose de sérieux.

De calme.

Peut-être même d'un peu poussiéreux.

Alors qu'en une heure, un orchestre peut être :

drôle,

violent,

tendre,

gigantesque,

presque silencieux,

rapide,

mystérieux,

joyeux,

inquiétant.

Le concert de dimanche passera justement de Mozart aux Variations Enigma d'Elgar, de la Troïka du Lieutenant Kijé de Prokofiev à Rossini, avec même Une souris verte dans les Comptines de Haeck.

Une petite souris au milieu d'un orchestre symphonique ?

Voilà déjà de quoi casser quelques idées reçues. 😂

 

« Mais je ne connais aucune musique classique ! »

Vraiment ?

L'OPRL avait justement choisi ce clin d'œil pour son blind test de 13 h : montrer les liens entre le répertoire classique et la culture populaire, notamment le cinéma et les séries. L'inscription à ce rendez-vous devait cependant être effectuée avant le 30 août.

Mais nous pouvons très bien conserver l'idée en famille.

Quand une musique nous semble familière, demandons :

« Où est-ce que j'ai déjà entendu quelque chose comme ça ? »

Dans un dessin animé ?

Une publicité ?

Un film ?

Une cérémonie ?

Une émission ?

Un jeu vidéo ?

Nous découvrons alors que la frontière entre « notre monde » et la musique classique est beaucoup moins étanche que nous l'imaginions.

 

Et si l'enfant n'aime pas ?

Alors…

il n'aime pas.

Et c'est une information parfaitement valable.

Faire découvrir la musique classique à un enfant ne signifie pas obtenir à la sortie :

« Mère, je vous remercie. Désormais, je ne vivrai que pour Mahler. » 😂

Il peut préférer la batterie.

Trouver l'orgue impressionnant mais le concert trop long.

Adorer essayer les instruments et ne pas avoir envie de rester assis.

Être fasciné par la salle et indifférent à Mozart.

Aimer un morceau et détester le suivant.

La découverte culturelle ne demande pas une adhésion immédiate.

Notre rôle est simplement d'ouvrir la porte.

L'enfant décidera ce qu'il veut regarder derrière.

 

Après la sortie : ne faisons surtout pas un contrôle

De retour à la maison, évitons :

« Cite-moi les quatre familles d'instruments. »

« Quel compositeur avons-nous entendu ? »

« Comment s'appelait le monsieur au trombone ? »

Nous pouvons poser une seule question :

« Qu'est-ce que tu raconterais de cette journée à quelqu'un qui n'était pas là ? »

Et écoutons.

Peut-être répondra-t-il :

« L'orgue était gigantesque. »

« J'ai réussi à faire un son avec la trompette ! »

« J'ai aimé quand tout le monde jouait très fort. »

« Le violon, je pensais qu'il était plus grand. »

Ou :

« Moi j'ai préféré la batterie. »

Voilà ce qui est resté.

Et c'est là que peut commencer la suite.

 

Retrouver seulement UN morceau à la maison

Quelques jours plus tard, nous pouvons reprendre un seul extrait entendu pendant le concert.

Pas les six.

Pas une heure d'histoire de la musique.

Un seul.

Celui dont l'enfant se souvient.

Cette fois, nous pouvons découvrir :

son titre,

son compositeur,

son époque,

l'instrument que nous avions suivi.

La connaissance arrive après l'émotion et l'expérience.

Et elle possède désormais un endroit où se déposer.

 

Quelques informations à connaître avant dimanche

La Journée découverte aura lieu dimanche 6 septembre 2026, de 11 h à 18 h 30, à la Salle Philharmonique de Liège, boulevard Piercot. L'entrée est gratuite.

Le parc à instruments, accessible dès 3 ans, fonctionnera de 11 h à 16 h et ne nécessite pas de réservation. Les rencontres avec les musiciens et la découverte de l'orgue sont également annoncées en accès libre.

Le concert découverte de 16 h 30 est normalement sur réservation gratuite. Mais pour les familles qui n'auraient pas réservé, l'OPRL précise que 100 places seront distribuées à la billetterie à 11 h, puis 100 autres à 15 h 30.

Le blind test, lui, nécessitait une inscription avant le 30 août ; le concours permettant d'accéder au speed meeting ou à quelques places directement sur scène se terminait le 2 septembre. Ces possibilités ne sont donc plus accessibles pour une décision prise ce week-end

 

Sous le tilleul 🌿

Nous croyons parfois qu'il faut connaître quelque chose avant d'avoir le droit de l'aimer.

Savoir reconnaître les instruments avant d'écouter un orchestre.

Connaître les compositeurs avant d'aller au concert.

Comprendre la musique classique avant d'oser pousser la porte d'une salle philharmonique.

Mais si nous faisions exactement l'inverse ?

Pousser la porte.

Lever les yeux.

Entendre un instrument inconnu.

Le toucher.

Essayer maladroitement d'en tirer un son.

Rencontrer la personne qui en joue.

Puis s'asseoir devant des dizaines de musiciens et sentir, pour la première fois, ce que produit un orchestre lorsque toutes ces petites voix deviennent une seule immense musique.

Les noms viendront.

Les familles d'instruments aussi.

Peut-être les compositeurs.

Peut-être même l'envie d'apprendre à jouer.

Ou peut-être pas.

Mais dimanche, un enfant qui n'était encore jamais entré dans cet univers pourra simplement découvrir :

« Ah… alors, un orchestre, c'est ça. »

Et je trouve que c'est déjà une magnifique première leçon de musique. 

 

À bientôt sous le tilleul 🌿

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L
alors ça ça me plairait ou bien aller une fois à l'opéra, ce sont des lieux que je trouve magnifiques<br /> belle journée à toi<br /> gros bisous
Répondre
Merci beaucoup pour ton commentaire ma belle <br /> <br /> Alors tu vas rire : **justement, cette semaine je vais visiter l'Opéra !** Après la découverte de l'orchestre, nous allons donc continuer nos explorations musicales et culturelles, mais cette fois en poussant les portes d'un autre de ces lieux magnifiques.<br /> <br /> Et je suis comme toi : indépendamment même du spectacle, je trouve les opéras fascinants !!! Les décors, les dorures, les balcons, la scène, les coulisses lorsqu'on a la chance de pouvoir les découvrir… il y a toute une atmosphère particulière. On entre dans un lieu qui a vu passer tellement d'artistes, de musiciens et de spectateurs.<br /> <br /> J'aimerais beaucoup aussi assister un jour à un véritable opéra avec les enfants, en choisissant une œuvre qui puisse constituer une belle première découverte. Mais je trouve déjà formidable de commencer par visiter le lieu, regarder, poser des questions et comprendre un peu ce qui se cache derrière le rideau.<br /> <br /> Alors ton commentaire tombe vraiment au bon moment ! ;) Je penserai à toi pendant ma visite cette semaine et il y a de fortes chances que cette nouvelle découverte finisse elle aussi… sous le tilleul ! ;)<br /> <br /> Belle journée à toi ma belle et gros bisous <br />
M
Alors, ce fut vraiment une semaine remplie de découvertes pour tes enfants! :-) ... et toi-même bien sûr avec les 'tam-tams' africains. Et découvrir les découvertes de tes enfants... Ça aussi ça émerveille! hi,hi...
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Oh oui Millie, quelle semaine !!! Entre Retrouvailles et la découverte de l'orchestre, nous avons effectivement fait le plein de nouvelles choses… et moi aussi avec mes fameux « tam-tams » africains ! ;) J'ai bcp aimé également les claquettes ;)<br /> <br /> Mais j'adore surtout ta formule : **« découvrir les découvertes de tes enfants »**. C'est tellement vrai ! Je crois que c'est même l'une des choses que je préfère dans toutes ces sorties.<br /> <br /> On peut emmener les enfants quelque part en pensant savoir ce qui va les intéresser… et puis pas du tout ! L'un va s'arrêter devant quelque chose que l'on aurait presque dépassé sans le voir, un autre va poser une question complètement inattendue, et tout à coup on se met nous aussi à regarder autrement.<br /> <br /> Et finalement, leur émerveillement devient une nouvelle découverte pour nous. On découvre ce qui les touche, ce qui les intrigue, ce qui fait naître une question ou simplement ce qui les fait rester quelques minutes de plus devant quelque chose.<br /> <br /> C'est aussi pour cela que j'aime tellement leur proposer des univers très différents sans forcément chercher un résultat derrière : musique, art, nature, sciences, spectacles, rencontres… On sème un peu partout et on regarde avec curiosité ce qui va germer ;)<br /> <br /> Alors oui : **découvrir, et découvrir leurs découvertes**… je crois que tu viens encore de trouver une très jolie façon de résumer une partie de ce que j'aime dans notre IEF !!!<br /> <br /> À bientôt Millie, et merci pour ce petit mot qui m'a fait sourire. <br />
J
J’aime beaucoup cette façon d’aborder la découverte de la musique classique. Je trouve qu’on n’a effectivement pas besoin de tout connaître pour pousser une porte et se laisser surprendre. Pour un enfant, pouvoir regarder, écouter, toucher et même essayer un instrument avant d’en apprendre le nom doit rendre l’expérience beaucoup plus vivante. Et finalement, peu importe ce qu’il retiendra : un son, un instrument, une émotion ou simplement l’émerveillement devant l’orchestre. C’est peut-être justement comme ça que naît l’envie de découvrir la suite, naturellement, sans pression.
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Merci Julie pour ton commentaire<br /> <br /> C'est exactement ce que j'avais envie de transmettre : **on n'a pas besoin de connaître pour avoir le droit d'entrer et de s'émerveiller**. Et je crois même que cette première rencontre, lorsque l'on arrive sans savoir précisément ce que l'on va découvrir, peut avoir quelque chose de particulièrement précieux.<br /> <br /> J'aime beaucoup l'idée de laisser d'abord les sens travailler : regarder la taille et la forme d'un instrument, entendre sa sonorité, observer les gestes du musicien, éventuellement pouvoir le toucher ou l'essayer… Le vocabulaire peut venir ensuite. L'enfant aura alors quelque chose de concret auquel raccrocher les mots.<br /> <br /> Et comme tu le dis si justement, peu importe finalement ce qu'il conservera de cette journée. Peut-être le nom d'un instrument, peut-être une mélodie… mais peut-être simplement le souvenir d'un son qui l'a surpris, de tous les musiciens jouant ensemble ou de l'atmosphère particulière d'une salle de concert. <br /> <br /> Je trouve parfois que nous voulons tellement que les enfants « apprennent quelque chose » d'une sortie que nous risquons d'oublier que **s'émerveiller est déjà une formidable porte d'entrée vers l'apprentissage** !!!<br /> <br /> Si cette journée leur donne simplement envie, un jour, de tendre davantage l'oreille en entendant un morceau de musique classique ou de demander « C'est quel instrument, ça ? », alors une petite graine aura déjà été semée. Et la suite pourra effectivement venir naturellement, sans pression.<br /> <br /> Merci encore Julie pour ta lecture attentive et pour avoir si bien saisi l'esprit de cette découverte ;)<br />
M
Que de bonnes questions à se poser devant tous ces instruments et l'orchestre et les lieux . Tout un univers que le monde de la musique. C'est presque comme apprendre une langue étrangère quand on s'y met. <br /> J'aime beaucoup les questions que tu poses. Elles laissent un grand espace de liberté dans la réponse si réponse il y a. <br /> Je n'ai pas appris à me poser ces bonnes questions en musique. Nous vivons dans un monde tellement 'formaté' qu'idéalement on doit entrer dans le moule, donc tenter de 'donner' la bonne réponse. Celle que l'on attend de nous. <br /> Alors, c'est ce que j'ai apprécié le plus dans ta vision d'amener un enfant à s'intéresser à la musique. <br /> Sinon, moi je reconnais souvent des gouttes de pluie ou des petites souris dans certaine pièce de piano. <br /> Aussi, j'ai commencé à aimer la musique classique au début de ma vingtaine grâce à une belle-soeur qui en faisait jouer en sourdine quand nous allions la visiter. C'est là que j'ai fait le rapport entre Rossini et des dessins animés qui sont très populaires ici et qui passent encore à la télé. C'est Bugs Bunny. Il y a souvent des courses entre ces petits animaux et c'est là qu'on entendait la musique de Rossini! <br /> À bientôt!
Répondre
Merci Millie pour ce magnifique commentaire Tu as mis des mots très justes sur quelque chose qui me tient énormément à cœur dans ma façon d'accompagner les enfants.<br /> <br /> Ta comparaison avec l'apprentissage d'une langue étrangère me plaît beaucoup. Il y a effectivement tout un vocabulaire autour de la musique classique, des instruments, des familles d'instruments, des gestes du chef, des formes musicales… Mais avant d'apprendre tous ces « mots », j'aimerais surtout qu'ils aient envie d'écouter et qu'ils découvrent qu'une musique peut leur faire imaginer quelque chose.<br /> <br /> Et tu as parfaitement compris pourquoi j'aime ces questions ouvertes. Je préfère demander : « À quoi cette musique te fait-elle penser ? », « Si elle était une couleur, laquelle serait-elle ? », « Est-ce qu'elle te semble lourde ou légère ? », « Est-ce qu'elle raconte quelque chose dans ta tête ? » plutôt que d'attendre immédiatement une réponse précise.<br /> <br /> Parce que si un enfant me répond qu'il entend **des gouttes de pluie ou des petites souris**, comme toi avec certaines pièces de piano, je trouve cela merveilleux ! Ce n'est peut-être pas ce que le compositeur avait imaginé, mais ce n'est pas une « mauvaise réponse ». C'est ce que son oreille et son imagination viennent de fabriquer ensemble.<br /> <br /> Je te rejoins aussi beaucoup sur ce réflexe que nous avons parfois de chercher immédiatement **la réponse que l'adulte attend**. Et c'est dommage lorsque cela finit par empêcher d'oser répondre. J'aimerais justement que les enfants puissent parfois dire : « Je ne sais pas », « Je n'aime pas », « Ça me fait penser à quelque chose mais je ne sais pas quoi »… ou inventer une histoire complètement improbable ! hihi La connaissance peut venir ensuite. D'abord, il faut peut-être simplement leur donner le droit d'écouter.<br /> <br /> Et alors ton histoire avec Rossini et *Bugs Bunny*, j'adore ! C'est exactement la preuve que la musique classique peut être présente dans notre mémoire bien avant que nous sachions mettre un nom dessus. Tu connaissais déjà cette musique grâce aux dessins animés et c'est seulement plus tard, grâce à ta belle-sœur et à ces écoutes en sourdine, que les morceaux du puzzle se sont rejoints : « Mais… je connais ça ! » <br /> <br /> Je trouve d'ailleurs cette porte d'entrée formidable pour les enfants : partir d'une musique qu'ils ont déjà entendue dans un dessin animé, un film ou ailleurs, puis découvrir ensuite son compositeur et son histoire. Tout à coup, la musique classique n'est plus quelque chose de lointain réservé aux salles de concert : **elle faisait déjà partie de leur univers sans qu'ils le sachent.**<br /> <br /> Et j'aime beaucoup aussi la manière dont tu racontes ta propre rencontre avec elle : pas par une leçon, mais simplement parce qu'une personne que tu visitais en faisait jouer doucement chez elle. Cela montre bien qu'on peut semer une curiosité culturelle sans même annoncer : « Aujourd'hui, nous allons apprendre la musique classique. »<br /> <br /> Merci Millie. Tes commentaires font souvent exactement ce que j'espère faire avec les enfants : ils partent d'une idée et ouvrent ensuite quantité de petits chemins auxquels je n'avais pas forcément pensé!<br /> <br /> Mon fils aîné a adoré cette journée et a pu essayer le cor , mon dernier un grand xylophone en bois et ma fille le violon ce qui fut un grand moment ;)<br /> <br /> À bientôt ! <br />