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Le panier de soins de septembre : quels petits indispensables familiaux vérifier lorsque les journées redeviennent plus fraîches ?

Bonjour et bienvenue sous le tilleul 🌿

« J'AI FROID ! »

avec l'indignation de celui à qui personne n'avait expliqué que l'été n'était pas un contrat à durée indéterminée.

😂

Les fenêtres restent ouvertes un peu moins longtemps.

Les gilets réapparaissent.

Les mouchoirs aussi.

Et quelque part dans la maison se trouve probablement une boîte, une trousse ou une étagère contenant :

trois pansements ;

un thermomètre ;

un flacon dont personne ne se souvient de la date d'ouverture ;

deux boîtes presque vides ;

et un mystérieux médicament prescrit en 2022 à quelqu'un que nous sommes incapables d'identifier.

😂

Voilà peut-être le bon moment pour faire un petit tri.

Pas pour transformer notre maison en pharmacie.

Pas pour anticiper toutes les maladies possibles de l'automne et de l'hiver.

Simplement pour nous assurer que, le jour où quelqu'un se réveille fiévreux ou rentre avec un genou écorché, nous savons où se trouve ce dont nous avons besoin.

Pourquoi un « panier de septembre » ?

Parce que les changements de saison sont de merveilleux pense-bêtes.

Au printemps, nous pouvons vérifier la protection solaire et ce dont nous avons besoin pour les sorties.

À l'approche de l'hiver, les soins liés au froid.

Et en septembre, au moment où les rythmes changent et où les journées commencent doucement à fraîchir, nous pouvons prendre vingt minutes pour regarder notre petite pharmacie familiale.

Le but n'est pas d'acheter davantage.

Il est même parfois exactement inverse :

avoir moins, mais savoir ce que nous avons!

 

Première étape : tout sortir

Voilà généralement le moment où les surprises commencent.

😂

Rassemblons les produits de santé conservés dans la maison.

Sans oublier ceux qui se sont progressivement installés :

dans un sac ;

dans la salle de bain ;

dans un tiroir de cuisine ;

dans une trousse de voyage ;

dans le sac à langer ;

ou dans cette fameuse poche où nous étions absolument certains de retrouver les pansements.

Posons tout devant nous.

Puis regardons.

 

Vérifier les dates de péremption

C'est la vérification la plus évidente.

Regardons la date indiquée sur les médicaments et produits concernés.

Un produit périmé n'est pas conservé « au cas où ».

Et plutôt que de le jeter dans la poubelle ou les toilettes, renseignons-nous auprès de notre pharmacien sur la manière appropriée de rapporter les médicaments inutilisés ou périmés.

Mais attention :

la date imprimée sur la boîte n'est pas toujours la seule date qui compte!

 

Le petit réflexe formidable : noter la date d'ouverture

Certains produits se conservent beaucoup moins longtemps une fois ouverts.

Cela dépend du produit et de son conditionnement.

La bonne information se trouve dans la notice ou sur l'emballage.

Voilà pourquoi un simple stylo peut devenir un accessoire étonnamment utile dans une pharmacie familiale.

Lorsqu'un produit concerné est ouvert, notons directement :

« Ouvert le : … »

Plus besoin, quelques semaines ou quelques mois plus tard, de tenir le flacon devant nous en essayant de reconstruire mentalement l'histoire familiale :

« Attends… on l'avait ouvert avant ou après les vacances ? »

😂

 

Le sérum physiologique

Avec de jeunes enfants, il fait souvent partie des produits les plus utilisés.

Petits soins du nez.

Nettoyage selon les situations.

Il existe sous différentes présentations.

Pour un usage familial occasionnel, les petites unidoses peuvent être pratiques parce qu'elles évitent de conserver longtemps un grand contenant déjà ouvert.

Là encore, suivons les indications du fabricant concernant l'utilisation et la conservation après ouverture et évitons de conserver une unidose ouverte « pour plus tard » lorsque sa notice indique un usage immédiat.

Le panier n'a pas besoin d'en contenir cinquante.

Simplement suffisamment pour ne pas découvrir qu'il n'en reste plus au moment où nous en avons besoin.

 

Le thermomètre : l'objet que nous cherchons toujours au mauvais moment

Un enfant semble chaud.

Nous posons la main sur son front.

« Tu trouves qu'il a de la fièvre ? »

Quelqu'un d'autre touche.

« Je ne sais pas… peut-être ? »

😂

C'est précisément pour cela qu'un thermomètre fonctionnel mérite une place fixe.

Profitons du tri pour vérifier :

qu'il fonctionne ;

que nous savons l'utiliser correctement ;

que sa pile n'est pas épuisée ;

et surtout…

que tout le monde sait où il se trouve.

Parce qu'un thermomètre extraordinaire caché derrière les décorations de Noël est beaucoup moins utile qu'un thermomètre tout simple accessible immédiatement aux adultes

 

Quelques pansements, pas une infirmerie de campagne

Les pansements sont les grands voyageurs de la maison.

Nous en achetons une boîte.

Puis ils disparaissent mystérieusement.

Un dans le sac.

Deux dans la voiture.

Trois utilisés pour soigner une poupée.

😂

Vérifions simplement que nous possédons encore quelques formats adaptés aux petites blessures courantes.

Nous pouvons y ajouter le matériel habituel permettant de nettoyer une petite plaie conformément aux conseils reçus de notre pharmacien ou professionnel de santé.

Et, surtout, rappelons aux enfants qu'une plaie importante, profonde, très souillée, une morsure ou une blessure inquiétante ne se résume pas à :

« On met un pansement dessus. »

Certaines situations nécessitent un avis médical.

 

Et les crèmes ?

Voilà une catégorie dans laquelle les placards peuvent rapidement se transformer en musée.

Crème pour ceci.

Pommade prescrite pour cela.

Tube entamé dont nous avons oublié l'indication.

Produit utilisé par un enfant il y a deux ans.

Le bon réflexe n'est pas d'accumuler des crèmes « au cas où ».

Gardons les produits réellement utiles et clairement identifiés.

Vérifions leur péremption et, lorsqu'elle s'applique, leur durée de conservation après ouverture.

Et une crème médicamenteuse prescrite pour une ancienne situation ne devient pas automatiquement la bonne solution lorsqu'un problème qui ressemble au précédent réapparaît.

 

Les médicaments prescrits : à qui appartiennent-ils ?

Voilà un petit tri particulièrement important.

Une boîte prescrite à une personne précise reste son traitement.

On ne donne pas à un frère, une sœur ou un autre membre de la famille un médicament simplement parce que :

« Il avait eu presque la même chose. »

Pour les traitements réguliers, septembre peut être l'occasion de vérifier :

la quantité restante ;

la date de péremption ;

les modalités de conservation ;

et, lorsque cela est nécessaire, si une ordonnance ou un suivi doit prochainement être renouvelé.

Cela évite parfois de découvrir un dimanche soir qu'il ne reste presque plus d'un médicament indispensable.

 

Une petite fiche peut être plus utile qu'un produit supplémentaire

Dans ou près de notre panier, gardons une petite fiche avec les informations réellement utiles.

Par exemple :

le numéro du médecin ;

celui du pédiatre si nous en avons un ;

la pharmacie habituelle ;

les coordonnées du service médical utile dans notre région ;

les traitements réguliers importants ;

les allergies médicamenteuses connues lorsqu'il y en a ;

et les informations particulières qu'un autre adulte prenant en charge les enfants devrait connaître.

En Belgique, le 112 reste le numéro d'urgence à connaître lorsqu'une situation nécessite une aide médicale urgente.

Le but n'est évidemment pas de transformer une petite fiche en dossier médical complet.

Elle doit être courte, lisible et utile.

 

Et les numéros importants dans le téléphone ?

Très bonne idée.

Mais gardons peut-être également une version papier.

Pourquoi ?

Parce qu'un autre adulte peut être présent.

Parce qu'un téléphone peut être déchargé.

Parce que dans une situation stressante, chercher une information parmi cinquante contacts est parfois beaucoup plus compliqué que prévu.

Une simple feuille peut suffire.

 

Les mouchoirs : le grand retour

Septembre ne signifie pas automatiquement rhumes à répétition.

Mais avec la reprise de nombreux rythmes collectifs et l'arrivée progressive des journées plus fraîches, les mouchoirs recommencent souvent à circuler davantage dans les familles.

Une boîte dans la maison.

Quelques-uns dans le sac de sortie.

Et c'est déjà très bien.

Pas besoin de constituer des réserves capables de survivre à trois hivers consécutifs.

😂

 

Et l'hygiène des mains ?

Elle est beaucoup moins spectaculaire qu'une immense pharmacie…

mais autrement plus intéressante en prévention de nombreuses infections courantes.

Eau.

Savon.

Lavage des mains aux moments utiles.

Apprendre aux enfants à tousser ou éternuer dans le pli du coude.

Éviter de partager certains objets lorsqu'une personne est malade.

Aérer régulièrement les pièces.

La prévention familiale est souvent faite de gestes extraordinairement simples.

 

Où installer cette petite pharmacie ?

Voilà une question essentielle.

Accessible aux adultes ne signifie pas accessible aux enfants.

Les médicaments doivent être conservés hors de leur portée et de leur vue, idéalement dans un espace sécurisé adapté.

Et pas forcément dans la salle de bain.

Chaleur et humidité peuvent ne pas convenir à la conservation de nombreux médicaments.

Regardons les instructions figurant sur les emballages et choisissons un endroit approprié.

L'objectif est donc un endroit :

connu des adultes ;

facile à atteindre pour eux ;

mais inaccessible aux enfants.

 

Certains produits demandent des conditions particulières

Tous les médicaments ne se conservent pas de la même façon.

Certains restent à température ambiante.

D'autres nécessitent des conditions particulières.

Quelques-uns doivent être conservés au réfrigérateur.

D'où une règle extrêmement simple :

ne devinons pas.

Lisons l'emballage et la notice.

Et en cas de doute, demandons au pharmacien.

 

Et une mini-trousse pour les sorties ?

Elle peut être très simple.

Quelques pansements.

Du sérum physiologique si nous en utilisons.

Des mouchoirs.

Les éventuels traitements personnels nécessaires pendant la sortie.

Et les informations médicales indispensables selon la situation familiale.

Nous adaptons évidemment son contenu à nos activités.

Une promenade au parc à dix minutes de chez nous n'exige pas le même matériel qu'une longue randonnée loin de tout.

 

Ce que nous n'avons pas besoin de faire

Acheter un antibiotique « au cas où ».

Conserver tous les restes de traitements précédents pour les réutiliser seuls plus tard.

Multiplier les médicaments dont personne ne connaît précisément l'indication.

Donner à un enfant un médicament prescrit à quelqu'un d'autre.

Accumuler des produits simplement parce que l'hiver approche.

Une bonne pharmacie familiale n'est pas celle qui contient le plus de choses.

C'est celle dans laquelle chaque chose possède une raison d'être.

 

Le panier n'est peut-être d'ailleurs pas réellement un panier

Un joli panier en osier est parfait pour l'image.

🌿😂

Mais pour les médicaments eux-mêmes, privilégions avant tout la sécurité et les bonnes conditions de conservation.

Nous pouvons donc avoir notre « panier de soins » au sens de rituel d'organisation…

tout en rangeant concrètement les produits dans une armoire ou une boîte sécurisée, hors de portée des enfants.

Le joli ne doit jamais passer avant le sûr.

 

Faire participer les enfants… sans leur donner accès aux médicaments

Les enfants peuvent néanmoins participer au rituel.

Ils peuvent :

compter les pansements ;

vérifier s'il reste des mouchoirs ;

reconnaître le thermomètre ;

préparer une petite boîte de mouchoirs pour les sorties ;

apprendre à qui demander lorsqu'ils sont malades ;

et mémoriser progressivement les gestes simples de prévention.

Ils découvrent ainsi quelque chose d'important :

prendre soin de sa santé ne commence pas au moment où l'on est malade.

Cela passe aussi par l'organisation.

 

Pourquoi refaire ce tri régulièrement ?

Parce qu'une pharmacie familiale vit.

Un produit est ouvert.

Un traitement change.

Une boîte arrive à expiration.

Les enfants grandissent.

Les besoins évoluent.

Plutôt que d'attendre cinq ans et de découvrir une collection archéologique de médicaments…

😂

choisissons deux ou trois petits rendez-vous dans l'année.

Le changement de saison peut simplement nous servir de rappel.

 

Notre petite liste de septembre

En vingt minutes, nous pouvons vérifier :

  •  un thermomètre fonctionnel ;
  •  du sérum physiologique si la famille en utilise ;
  •  quelques pansements adaptés ;
  •  les produits de soin réellement nécessaires et correctement conservés ;
  •  les traitements personnels prescrits, avec suffisamment de quantité et une date correcte ;
  •  des mouchoirs ;
  •  une petite fiche de coordonnées et informations utiles ;
  •  une mini-trousse de sortie adaptée aux besoins de la famille.

Puis nous nous arrêtons.

Vraiment.

😂

Pas besoin d'ajouter dix-sept produits simplement parce qu'il reste de la place.

 

Et que faire de tout ce que nous retirons ?

Ne jetons pas automatiquement les médicaments dans les déchets ménagers, l'évier ou les toilettes.

En Belgique, les médicaments périmés ou non utilisés peuvent être rapportés en pharmacie selon les modalités prévues pour leur collecte.

Pour les emballages et les autres produits de soin, les consignes peuvent différer selon leur nature.

En cas de doute, le pharmacien est justement une excellente personne à qui demander.

 

Le véritable indispensable : savoir ce que nous avons

Il y a quelque chose de rassurant dans une armoire remplie.

Nous pouvons avoir l'impression :

« Quoi qu'il arrive, nous sommes prêts. »

Mais en réalité, quinze médicaments dont nous ignorons :

à qui ils appartiennent ;

pourquoi ils avaient été prescrits ;

depuis quand ils sont ouverts ;

et s'ils sont encore utilisables…

ne nous rendent pas particulièrement prêts.

Une petite pharmacie familiale claire et connue vaut probablement beaucoup mieux.

 

🌿 Le petit défi sous le tilleul

Cette semaine, prenons vingt minutes.

Sortons notre petite pharmacie familiale.

Et faisons quatre piles :

À garder

Produits utiles, identifiés et correctement conservés.

À vérifier

Date d'ouverture, notice, indication ou conditions de conservation.

À rapporter

Médicaments périmés ou inutilisés selon les consignes de notre pharmacien.

À remplacer si réellement nécessaire

Pas « ce qui pourrait éventuellement servir un jour ».

Uniquement ce dont notre famille a véritablement besoin.

Puis prenons un stylo.

Sur les produits pour lesquels cela est pertinent, adoptons désormais ce petit réflexe :

noter la date d'ouverture.

Quelques secondes aujourd'hui peuvent nous éviter beaucoup de :

« Mais QUAND est-ce qu'on a ouvert ça ?! »

dans trois mois.

😂

 

Sous le tilleul 🌿

J'aime les petits rituels qui accompagnent les saisons.

Ressortir un gilet.

Ajouter un plaid sur le canapé.

Fermer les fenêtres un peu plus tôt.

Voir les premières feuilles commencer doucement à changer.

Et pourquoi pas…

ouvrir une petite armoire.

Regarder ce qu'elle contient.

Jeter ce qui doit l'être par la filière appropriée.

Remplacer deux ou trois choses utiles.

Tester le thermomètre.

Remettre les pansements à leur place.

Noter une date sur un flacon.

Puis refermer la porte.

Voilà.

Pas de pharmacie gigantesque.

Pas de maison transformée en cabinet médical.

Pas besoin de prévoir chaque rhume, chaque bosse et chaque petit virus des mois à venir.

Seulement cette tranquillité discrète :

si nous avons besoin de quelque chose, nous savons où le trouver.

Et peut-être que prendre soin d'une famille ressemble souvent à cela.

Pas à être prêt à tout.

Mais à avoir préparé quelques petites choses simples…

pour pouvoir consacrer notre énergie à la personne qui aura besoin de nous lorsque le moment viendra. 

 

À bientôt sous le tilleul 🌿

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