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Les mains de maman en automne : pourquoi recommencent-elles à tirer dès que les températures baissent ?

Bonjour et bienvenue sous le tilleul 🌿

Il y a un moment très précis dans l’année où mes mains semblent recevoir un message que je n’ai absolument pas vu passer.

Le matin devient plus frais.

On ressort un cardigan.

On hésite à remettre le chauffage.

Et soudain…

mes mains tirent.

Pas encore nécessairement rouges.

Pas forcément abîmées.

Simplement cette sensation étrange après les avoir lavées :

la peau paraît trop petite.

On replie les doigts et ça accroche légèrement.

On passe la main sur le dos de l’autre…

et ce qui était souple quelques semaines auparavant commence à ressembler vaguement à du papier.

😂

Et pour des mains qui passent leur journée à :

laver ;

rincer ;

faire la vaisselle ;

nettoyer une table ;

préparer à manger ;

aider un enfant à se débarbouiller ;

se laver encore ;

sortir ;

rentrer ;

se relaver…

le début de la saison froide peut rapidement devenir un petit test de résistance.

Alors, plutôt que sortir dix tubes et inventer une « routine mains d’automne en neuf étapes »…

j’ai voulu comprendre quelque chose de beaucoup plus simple :

pourquoi la peau tire-t-elle réellement ?

Et surtout :

quels gestes font vraiment une différence ?

Nos mains possèdent une petite armure invisible

Tout se joue en grande partie dans la couche la plus externe de notre peau :

la couche cornée, ou stratum corneum.

On la représente parfois comme un mur.

Les cellules sont les briques.

Entre elles se trouvent notamment des lipides qui jouent un peu le rôle du mortier.

L’ensemble forme une barrière qui remplit deux missions essentielles :

empêcher trop d’eau de quitter notre peau ;

et limiter l’entrée des substances irritantes venues de l’extérieur.

Lorsque cette barrière fonctionne bien, la peau reste souple.

Mais lorsqu’elle est régulièrement agressée par l’eau, les savons, les détergents, le froid ou les frottements…

elle retient moins efficacement l’eau.

Et voilà que commencent :

tiraillements ;

rugosité ;

petites squames ;

rougeurs ;

et parfois fissures.

DermNet cite précisément l’eau, les savons, les détergents, le froid, la chaleur et les frottements parmi les irritants susceptibles d’altérer cette barrière cutanée.

 

Ce qui est assez injuste : l’eau peut elle-même dessécher

Oui.

Cela semble complètement contradictoire.

Nous mettons de l’eau sur notre peau…

et quelques minutes plus tard, elle peut sembler encore plus sèche.

Le problème n’est pas simplement :

« l’eau sèche la peau ».

C’est surtout la répétition :

mouiller ;

savonner ;

rincer ;

sécher ;

recommencer.

Les contacts fréquents avec l’eau et les détergents perturbent progressivement les lipides de surface et la barrière cutanée.

C’est pour cette raison que l’eczéma des mains est particulièrement fréquent chez les personnes qui effectuent beaucoup de travail humide : métiers de soins, coiffure, nettoyage, restauration…

et, de manière beaucoup moins officielle :

vie quotidienne avec une maison et de jeunes enfants. 😂

DermNet souligne que l’immersion répétée des mains dans l’eau, surtout associée aux détergents, constitue l’un des grands facteurs d’irritation des mains.

 

Et puis arrive l’automne

La baisse des températures n’agit pas toute seule.

Il se passe plusieurs choses en même temps.

Dehors :

l’air devient progressivement plus froid.

Dedans :

le chauffage recommence parfois doucement.

L’humidité ambiante peut diminuer.

Et notre peau perd plus facilement son eau.

L’American Academy of Dermatology explique justement que l’association entre l’air froid extérieur et l’air chauffé et sec des intérieurs favorise les mains sèches, rouges ou gercées pendant les saisons froides.

Et nous, pendant ce temps…

nous ne faisons pas moins de vaisselle sous prétexte que c’est octobre.

Quelle mauvaise organisation de la nature.

😂

 

Pourquoi est-ce souvent le dos des mains qui commence ?

Regardons nos mains.

La paume possède une peau particulièrement épaisse.

Le dos, beaucoup moins.

Il est davantage exposé :

au vent ;

au froid ;

aux lavages ;

au frottement des manches ;

aux produits.

C’est souvent là que l’on commence à voir apparaître cette peau légèrement terne ou froissée.

Puis autour :

des articulations ;

des doigts ;

des cuticules.

Et lorsque la sécheresse avance vraiment…

les fameuses petites fissures près des ongles ou sur les jointures.

Celles qui paraissent minuscules…

jusqu’au moment où nous pressons un citron.

Et découvrons instantanément leur emplacement exact.

😂

 

Alors première règle : arrêtons de cuire nos mains

Je suis la première à trouver une eau bien chaude beaucoup plus agréable lorsque l’air devient frais.

Mais pour la peau sèche…

ce n’est pas son idée préférée.

Les dermatologues conseillent de privilégier l’eau tiède plutôt que très chaude, parce que l’eau chaude accentue la perte des huiles naturelles de la peau et peut aggraver la sécheresse.

Donc :

pas glacée.

Nous ne sommes pas là pour souffrir.

😂

Simplement :

tiède plutôt que brûlante.

 

Et le savon ?

Nous avons évidemment besoin de nous laver les mains.

L’objectif de cet article n’est surtout pas de remplacer :

« mes mains sont sèches »

par

« donc je ne les lave plus ».

Mais tous les produits lavants ne sont pas équivalents pour une peau qui commence à tirailler.

Les dermatologues recommandent plutôt des nettoyants doux et sans parfum lorsque la peau est sèche ou sensible ; les savons très parfumés, désodorisants ou agressifs peuvent accroître l’irritation.

Voilà qui simplifie énormément notre rayon beauté.

Pas besoin d’un savon « épices d’automne, caramel, pomme rôtie et feu de cheminée ».

Même si je reconnais que marketing parlant…

ils savent exactement comment nous avoir.

😂

 

« Sans parfum » n’est pas toujours la même chose que « sans odeur »

Petite nuance intéressante.

Sur les produits dermatologiques anglophones, on distingue souvent fragrance-free et unscented.

Un produit présenté comme « sans odeur » peut parfois contenir des substances destinées à masquer l’odeur de ses ingrédients.

Alors qu’un produit réellement formulé sans parfum ajouté sera généralement préférable lorsqu’on cherche à réduire les irritants.

L’American Academy of Dermatology recommande précisément les soins fragrance-free pour la peau sèche ou sensible.

Cela ne rend évidemment pas chaque parfum dangereux.

Mais lorsque la peau commence déjà à protester…

ce n’est peut-être pas le moment de lui ajouter davantage de travail.

 

Le séchage compte presque autant que le lavage

Voilà un geste auquel je pensais beaucoup moins.

On se lave.

Puis :

FROUFROUFROUFROU

avec la serviette.

😂

Or sur une peau déjà irritée, les dermatologues recommandent plutôt de tamponner doucement avec une serviette propre que de frictionner énergiquement.

Et surtout :

ne pas laisser les mains détrempées pendant des minutes.

Entre les doigts aussi.

L’humidité prolongée, notamment sous une bague ou à l’intérieur de gants, peut favoriser l’irritation.

L’AAD recommande même aux personnes sujettes à l’eczéma des mains d’enlever leurs bagues avant certains lavages afin d’éviter que l’eau et les produits restent coincés dessous.

Un minuscule détail…

mais très logique une fois qu’on y pense.

 

Puis arrive LE geste qui change beaucoup de choses

Mettre une crème après le lavage.

Pas uniquement :

le soir ;

lorsque les mains sont déjà fendillées ;

ou le dimanche de pleine lune lorsque nous avons enfin cinq minutes pour prendre soin de nous.

😂

La peau est particulièrement intéressante à hydrater juste après le lavage, lorsqu’elle est encore légèrement humide.

Une crème ou un baume aide alors à retenir davantage de cette eau dans la couche superficielle de la peau.

C’est l’une des recommandations les plus constantes des dermatologues pour lutter contre la sécheresse : hydrater après les lavages et chaque fois que la peau recommence à tirer.

 

Une crème pour les mains n’« hydrate » pas seulement en ajoutant de l’eau

C’est un peu plus subtil.

Les produits hydratants peuvent contenir plusieurs types d’ingrédients.

Certains attirent ou retiennent l’eau :

comme la glycérine ou l’acide hyaluronique.

D’autres assouplissent la peau.

D’autres encore forment une couche qui limite l’évaporation :

comme le petrolatum, certaines huiles minérales ou les silicones.

Les céramides, quant à elles, font partie des lipides naturellement présents dans la barrière cutanée et peuvent être utilisées dans les soins destinés aux peaux sèches.

C’est moins poétique que :

« élixir nourrissant aux sept fleurs du clair de lune ».

Mais nettement plus instructif.

😂

 

Lotion, crème ou baume ?

Voilà une différence utile.

Une lotion est généralement plus fluide.

Une crème est plus riche.

Une pommade ou un baume occlusif est encore plus gras et protecteur.

Lorsque les mains sont seulement légèrement sèches :

une crème agréable que nous avons réellement envie d’utiliser peut parfaitement suffire.

Lorsque la peau devient très sèche ou fendillée :

les dermatologues recommandent souvent des crèmes épaisses ou des pommades, généralement plus efficaces pour retenir l’eau que les lotions légères.

Autrement dit :

le meilleur produit n’est pas nécessairement celui qui contient quinze actifs.

C’est aussi celui que nous accepterons de remettre plusieurs fois.

 

Parce qu’un produit extraordinaire laissé dans un tiroir…

…hydrate remarquablement bien le tiroir.

😂

Voilà pourquoi, pour les mains, la texture compte énormément.

Une crème qui laisse les doigts tellement gras que nous ne pouvons plus :

tourner une page ;

taper sur un clavier ;

attraper un verre ;

ou toucher quoi que ce soit pendant vingt minutes…

risque de ne jamais être utilisée dans la journée.

On peut donc parfaitement avoir :

une crème confortable et vite absorbée près de l’évier

et

un soin plus riche pour le soir.

Pas une routine compliquée.

Juste deux moments différents.

 

Le petit tube près de l’évier peut changer davantage que le grand pot dans la salle de bain

Parce qu’il réduit la distance entre :

« je devrais mettre de la crème »

et

« je mets de la crème ».

Si le tube est :

dans une autre pièce ;

au fond d’une armoire ;

derrière les médicaments ;

sous trois serviettes…

nous savons parfaitement comment cela se terminera.

😂

Alors qu’un petit flacon ou tube posé près du point de lavage peut transformer l’hydratation en prolongement naturel du geste.

On lave.

On sèche.

On crème.

Fin.

 

Et la vaisselle ?

Voilà probablement l’un des gestes les plus agressifs lorsqu’il se répète.

Eau.

Liquide vaisselle.

Dégraissage.

Frottements.

Puis encore de l’eau.

L’AAD conseille précisément de porter des gants pour les tâches qui impliquent de garder les mains dans l’eau, notamment la vaisselle, parce que ce contact répété peut aggraver une peau déjà sèche.

Pas besoin d’attendre que les doigts soient fissurés.

Les gants peuvent être préventifs.

 

Mais les gants peuvent eux aussi devenir un problème

Parce que sous un gant imperméable…

on transpire.

Et une peau qui reste longtemps chaude et humide peut également devenir irritée.

DermNet recommande donc de ne pas porter les gants étanches pendant des périodes inutilement longues et suggère, lorsque cela est utile, une doublure ou de fins gants de coton à l’intérieur.

Donc :

gants pour la vaisselle ?

Oui.

Vivre avec les mains enfermées dans du caoutchouc toute la journée ?

Beaucoup moins séduisant.

Pour la peau également.

😂

 

Et dehors : les gants ne sont pas uniquement un accessoire

Il peut faire 12 °C et nous penser :

« Oh, ça va, ce n’est pas encore vraiment froid. »

Nos mains peuvent avoir un avis différent.

Le vent et l’air froid augmentent l’inconfort d’une peau déjà sèche.

Les dermatologues conseillent donc de protéger les mains lorsqu’il fait froid ou sec dehors.

Autrement dit :

sortir les gants avant janvier peut être une excellente idée.

Même si psychologiquement, cela donne légèrement l’impression d’avoir capitulé devant l’automne.

😂

 

Et le chauffage ?

Il arrive doucement.

D’abord une petite heure le matin.

Puis un radiateur le soir.

Puis un jour, sans nous en rendre compte, la maison est officiellement entrée dans la saison de chauffe.

L’air intérieur peut alors devenir plus sec.

Chez certaines personnes, maintenir une humidité intérieure confortable peut aider ; l’AAD évoque notamment l’utilisation éventuelle d’un humidificateur lorsque l’air de la maison devient très sec.

Cela ne signifie pas qu’il faut acheter immédiatement un appareil.

Observons déjà notre environnement.

Parce qu’il existe aussi l’excès inverse :

une maison trop humide n’est évidemment pas souhaitable.

 

Pourquoi les mains de maman sont-elles particulièrement sollicitées ?

Pas parce qu’il existerait une peau maternelle mystérieusement différente.

Mais parce que le quotidien multiplie parfois les occasions de les mouiller.

Avant de préparer à manger.

Après avoir changé un enfant.

Après les toilettes.

Après être rentré.

Pendant la cuisine.

Après avoir nettoyé quelque chose.

Après avoir mouché quelqu’un.

Puis éventuellement parce que quelqu’un vient de toucher quelque chose d’absolument inexplicable et collant.

😂

Pris séparément :

aucun lavage n’est un problème.

C’est l’accumulation qui peut finir par dépasser la capacité de la peau à restaurer tranquillement sa barrière entre deux passages sous l’eau.

 

Voilà pourquoi j’aime beaucoup l’idée de prévention

Nous avons tendance à commencer à prendre soin des mains lorsqu’elles sont :

rouges ;

fendues ;

douloureuses.

À ce moment-là, elles demandent beaucoup plus de travail.

Alors qu’une petite crème régulière dès les premiers tiraillements peut être beaucoup plus facile à intégrer.

Ce n’est pas :

réparer une catastrophe.

C’est :

éviter d’arriver à la catastrophe.

 

Faut-il exfolier les petites peaux ?

Voilà une tentation.

La peau devient rugueuse.

On se dit :

« Il faut enlever tout cela. »

Gommage.

Sucre.

Sel.

Brosse.

Et voilà notre barrière cutanée déjà fragilisée qui reçoit maintenant une séance de ponçage.

😂

Sur une peau sèche ou irritée, mieux vaut généralement hydrater et protéger plutôt qu’exfolier agressivement. L’AAD déconseille justement l’exfoliation lorsqu’une peau est particulièrement sèche, car cela peut accentuer l’altération de la barrière.

Toutes les peaux mortes visibles ne nécessitent pas d’être arrachées.

Parfois…

elles demandent surtout qu’on laisse la peau se réparer.

 

Et les huiles végétales ?

Elles peuvent être agréables.

Mais il faut distinguer :

huile

et

crème hydratante.

Une huile apporte surtout des lipides et peut contribuer à limiter la perte d’eau ou assouplir la surface.

Une crème contient généralement également une phase aqueuse ainsi que différents agents humectants ou occlusifs.

Sur des mains très sèches, une huile seule ne reproduit donc pas forcément tout ce que fait une bonne crème formulée pour restaurer ou protéger la barrière.

Cela ne veut pas dire :

huile = inutile.

Simplement :

ce n’est pas automatiquement l’équivalent d’un soin hydratant complet.

 

« Naturel » ne veut pas toujours dire plus doux

Voilà un petit rappel qui revient décidément souvent sous le tilleul.

😂

Huiles essentielles.

Parfums naturels.

Extraits aromatiques.

Produits artisanaux très parfumés.

Ils peuvent être merveilleux pour certaines personnes.

Et irritants ou allergisants pour d’autres.

Lorsque les mains sont déjà fragilisées, je préfère la simplicité :

moins d’ingrédients destinés à parfumer ; davantage d’attention à la tolérance.

L’AAD recommande justement des produits sans parfum pour les peaux très sèches ou sensibles.

 

Une petite routine de trente secondes

Voilà celle que je retiendrais vraiment.

Après un lavage ordinaire :

1. Eau tiède.

2. Nettoyant doux lorsque nécessaire.

3. Rinçage soigneux.

4. Séchage par petits tamponnements.

5. Crème immédiatement après si les mains ont tendance à se dessécher.

Pas besoin d’un plateau de salle de bain comportant neuf flacons.

Pas besoin de programmer une alarme.

Juste associer deux gestes :

laver + protéger.

 

Et le soir ?

Le soir peut être le moment du soin un peu plus riche.

Une crème épaisse ou une pommade peut être utile lorsque les mains deviennent réellement sèches, puisque les formules plus occlusives limitent davantage la perte d’eau.

Je trouve ce moment particulièrement facile à associer à une habitude existante :

après le dernier rangement ;

avant de prendre le livre ;

juste avant de dormir.

Une minute.

Pas une « soirée spa des mains ».

Même si nous avons parfaitement le droit d’en organiser une.

😂

 

Et si la crème pique ?

Cela peut arriver lorsque la peau est déjà très abîmée.

Mais une sensation de brûlure importante ou persistante après application n’est pas quelque chose que nous devons forcément supporter au nom de la beauté.

Certains produits parfumés ou contenant certains actifs peuvent irriter une peau fragilisée.

Lorsque les mains sont fendillées et réactives, une formule très simple et sans parfum est souvent mieux tolérée.

Notre peau ne reçoit pas de médaille parce que nous avons supporté un produit qui brûlait.

 

Une main sèche n’est pas toujours « juste une main sèche »

Et voilà une nuance importante.

Lorsque les mains deviennent :

très rouges ;

très prurigineuses ;

couvertes de petites vésicules ;

épaisses et squameuses ;

profondément fissurées ;

douloureuses ;

ou qu’elles saignent…

nous pouvons être au-delà d’une simple sécheresse saisonnière.

L’eczéma des mains peut notamment commencer comme une peau sèche et gercée, puis devenir inflammatoire et persistante.

Et dans ce cas…

une énième crème achetée au hasard n’est pas forcément la solution.

 

Certaines allergies ressemblent aussi à une sécheresse

Un parfum.

Un conservateur.

Le nickel.

Certains composants de gants.

Un produit ménager.

Une allergie de contact peut provoquer un eczéma parfois difficile à différencier d’une irritation simple.

DermNet rappelle d’ailleurs que les dermatites des mains peuvent être :

irritatives ;

allergiques ;

constitutionnelles ;

ou un mélange de plusieurs facteurs.

Voilà pourquoi une main qui reste chroniquement abîmée malgré de bons gestes mérite parfois un vrai avis médical.

 

Quand ne plus attendre ?

Si la peau devient :

douloureuse ;

profondément fissurée ;

saignante ;

suintante ;

croûteuse ;

très inflammatoire ;

ou si une bonne hydratation régulière ne change rien…

mieux vaut consulter un médecin ou un dermatologue.

L’American Academy of Dermatology recommande justement de demander un avis lorsque les mains restent extrêmement sèches ou douloureuses malgré les soins, car un eczéma des mains peut nécessiter un traitement spécifique.

Parce qu’à un moment…

la solution n’est plus :

« mettre davantage de crème ».

 

Le petit détail auquel je n’avais jamais pensé : les mains sont des outils

Nous utilisons notre visage pour regarder.

Nos jambes pour marcher.

Mais nos mains ?

Elles font quasiment tout.

Elles :

portent ;

lavent ;

tiennent ;

cuisinent ;

écrivent ;

caressent ;

nettoient ;

attachent des cheveux ;

ferment des manteaux ;

ouvrent des compotes ;

ramassent des jouets minuscules sous un meuble ;

et cherchent très régulièrement un objet que quelqu’un affirme avoir « posé juste là ».

😂

Et pourtant, nous attendons souvent qu’elles deviennent douloureuses pour remarquer leur peau.

 

Prendre soin de ses mains n’a donc rien d’un luxe extravagant

Ce n’est pas nécessairement :

manucure ;

vernis ;

masque ;

gommage ;

huile à cuticules ;

crème parfumée au bois précieux.

Cela peut simplement être :

ne plus les passer sous une eau brûlante.

Mettre des gants pour la vaisselle.

Appliquer une crème après certains lavages.

Porter des gants lorsqu’il fait froid.

Des gestes presque invisibles.

Mais beaucoup plus importants que le joli pot posé sur l’étagère.

 

Une crème n’a d’ailleurs pas besoin d’être « pour maman »

Voilà un autre piège de nos salles de bain.

Crème mains femme.

Crème mains homme.

Crème mains maman débordée.

Crème mains « cocooning automne ».

La barrière cutanée semble relativement indifférente à nos stratégies marketing.

😂

Ce qui compte davantage :

une formulation adaptée ;

bien tolérée ;

suffisamment riche pour notre peau ;

et que nous utiliserons réellement.

 

Notre petite expérience pendant une semaine

Pendant sept jours, plutôt que d’acheter un nouveau produit, changeons seulement quatre choses.

Eau tiède.

Séchage sans frotter.

Crème après les principaux lavages.

Gants pour la vaisselle et le froid lorsque nécessaire.

Et observons.

La sensation de tiraillement arrive-t-elle moins vite ?

Les cuticules sont-elles moins sèches ?

La peau reste-t-elle plus souple en fin de journée ?

C’est probablement beaucoup plus instructif que de changer en même temps :

savon ;

crème ;

huile ;

masque ;

gommage ;

et tisane spéciale « peau lumineuse ».

Sinon…

nous ne saurons même plus ce qui a fonctionné.

😂

 

🌿 Le petit défi sous le tilleul

Installer un seul tube de crème pour les mains à l’endroit où elles sont lavées le plus souvent.

Pas dans une jolie boîte.

Pas dans le tiroir des soins.

À portée de main.

Pendant une semaine, appliquer une petite quantité après les lavages lorsque la peau commence à tirer.

Et choisir également un moment de la journée où nous protégeons nos mains avant qu’elles soient agressées :

mettre les gants avant la vaisselle ;

ou les enfiler avant une sortie fraîche.

Puis observer.

Pas seulement :

« mes mains sont-elles plus jolies ? »

Mais :

« sont-elles plus confortables ? »

Parce qu’avant d’être une question esthétique, une peau en bonne santé devrait surtout pouvoir se faire oublier.

 

Sous le tilleul 🌿

Le début de l’automne ne demande finalement pas une nouvelle étagère entière dans la salle de bain.

Nos mains ne réclament peut-être même pas un nouveau produit.

Elles demandent surtout que nous arrêtions de leur faire subir successivement :

l’eau trop chaude ;

le savon ;

la vaisselle ;

le froid ;

puis encore un lavage…

sans jamais leur redonner un peu de protection.

La peau possède sa propre barrière.

Elle travaille toute la journée.

Et parfois, le meilleur soin consiste simplement à cesser de la décaper plus vite qu’elle ne peut se réparer.

Alors cette année, avant que les jointures commencent à fendiller, je veux essayer quelque chose de beaucoup moins spectaculaire.

Une eau un peu moins chaude.

Un savon doux.

Une serviette utilisée sans décaper mes doigts.

Une crème à portée de main.

Des gants devant l’évier.

Et des gants dehors lorsque l’automne décidera réellement de montrer les dents.

Cela ne fera probablement jamais une vidéo très impressionnante.

Mais si, en novembre, mes mains ne me rappellent plus leur existence chaque fois que je plie les doigts…

je considérerai l’expérience comme parfaitement réussie.

 

À bientôt sous le tilleul 🌿

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L
J'avoue je mets n'importe quelle crème quand la peau me tiraille je n'ai pas de crème spécifique, et tant que ça hydrate c'est le principal mais j'en mets peu dans l'année, à part le visafge je n'ai pas de soucis de tiraillement de la peau<br /> belle journée à toi<br /> gros bisous ma belle
Répondre
Ah, tu as de la chance ma belle si tes mains ne tiraillent pas trop au fil des saisons ! ;) Avec le froid qui revient et les lavages répétés, les miennes peuvent vite devenir inconfortables !<br /> <br /> Et tu as raison, pas besoin d'avoir quinze crèmes différentes, hi,hi ! L'essentiel, c'est surtout d'en trouver une qui convient bien à sa peau et de penser à l'utiliser quand elle en a besoin.<br /> <br /> Finalement, chaque peau a ses petites exigences, et certaines sont heureusement moins capricieuses que d'autres ! hihi<br /> <br /> Belle nuit ma belle, gros bisous !