Bonjour et bienvenue sous le tilleul 🌿
Dessinez un hérisson dans un album pour enfants.
Que va-t-il probablement faire ?
Porter une pomme sur ses piquants ?
Habiter dans une petite maison sous un arbre ?
Se promener en plein jour avec ses amis ?
Partager son goûter ?
Porter éventuellement un petit gilet ?
😂
Nous connaissons tous ce hérisson-là.
Il peuple les albums, les illustrations anciennes, les dessins animés et les chambres d'enfants.
Il est rond.
Piquant mais adorable.
Souvent très raisonnable.
Parfois légèrement grognon.
Et presque toujours beaucoup plus humain que hérisson.
Mais aujourd'hui, j'aimerais faire quelque chose d'amusant avec les enfants.
Prendre le hérisson de nos histoires…
et partir à la rencontre de celui qui existe réellement.
Car derrière le personnage attendrissant se cache un petit mammifère sauvage dont la vie est finalement beaucoup plus étonnante que celle que nous lui inventons!
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Avant de chercher quoi que ce soit sur le véritable animal, faisons une petite récolte culturelle.
Sortons de la bibliothèque quelques albums dans lesquels apparaît un hérisson.
Regardons nos vieux dessins animés.
Cherchons dans les livres illustrés.
Nous pouvons évidemment retrouver les hérissons des Animaux du Bois de Quat'sous, puisque c'est justement cette série qui nous a donné envie de poursuivre l'enquête.😊
Mais prenons aussi d'autres représentations.
Et observons-les.
Que fait le hérisson ?
Est-il debout ?
Parle-t-il ?
Vit-il dans une maison ?
Porte-t-il des vêtements ?
Mange-t-il dans une assiette ?
Est-il seul ou entouré d'amis ?
Sort-il le jour ou la nuit ?
Que transporte-t-il ?
Que mange-t-il ?
Notons tout.
Pas pour nous moquer des histoires.
Au contraire.
Pour comprendre ce qu'une histoire fait à un animal lorsqu'elle en fait un personnage.
Voici notre véritable héros.
Le hérisson d'Europe, Erinaceus europaeus, est l'espèce présente chez nous. C'est un mammifère sauvage principalement nocturne, reconnaissable à ses milliers de piquants et capable de se rouler en boule lorsqu'il se sent menacé. En Belgique, il est protégé : on ne peut donc pas décider d'en capturer un pour l'observer à la maison.
Première différence avec beaucoup de nos illustrations :
notre hérisson mène une grande partie de sa vie lorsque nous dormons.
Voilà peut-être pourquoi nous connaissons finalement mieux son personnage que l'animal lui-même.
Un hérisson aperçu dans un jardin peut donner l'impression d'être un petit animal qui vit tranquillement dans ce jardin.
Mais son territoire ne s'arrête absolument pas à notre clôture.
Natagora indique qu'un hérisson peut parcourir 1 à 3 kilomètres en une seule nuit pour chercher de la nourriture, un abri ou un partenaire.
Un à trois kilomètres !
Pour un animal avec de si petites pattes…
😂
Prenons une carte de notre quartier avec les enfants.
Imaginons maintenant un hérisson quittant notre jardin.
Où pourrait-il aller ?
Chez le voisin.
Puis dans le jardin suivant.
Traverser une haie.
Longer un mur.
Rencontrer une clôture.
Arriver près d'une route.
Soudain, quelque chose que nous considérions comme banal devient très important.
Une clôture complètement fermée peut représenter une véritable frontière dans son territoire.
Voilà une idée que j'aime beaucoup transmettre aux enfants.
Si un hérisson traverse notre jardin, nous pouvons spontanément dire :
« Notre hérisson ! »
Mais non.
😂
Il n'est pas vraiment notre hérisson.
Notre jardin n'est peut-être qu'une étape parmi beaucoup d'autres.
Il peut venir y chercher de la nourriture.
Boire.
Traverser.
Se cacher.
Puis repartir.
Natagora insiste justement sur l'importance de jardins connectés entre eux, avec des passages permettant aux hérissons de circuler.
Protéger un animal sauvage ne signifie donc pas nécessairement le garder près de nous.
Parfois, cela signifie précisément :
lui permettre de partir.
Voilà le moment de ressortir nos albums.
Qu'avons-nous trouvé ?
Une pomme ?
Un champignon ?
Des fruits ?
Maintenant, regardons le véritable menu.
Le hérisson se nourrit notamment :
d'insectes ;
de larves ;
de vers ;
de mollusques ;
d'autres petits invertébrés.
Natagora le décrit comme un insectivore opportuniste consommant notamment insectes et gastéropodes.
Et voilà notre hérisson d'album légèrement contrarié.
« Comment ça, pas ma jolie pomme rouge ? »
😂🍎
Les représentations culturelles ne sont évidemment pas des documentaires.
Mais elles peuvent installer dans notre tête des images tellement familières que nous finissons par oublier de vérifier si elles correspondent réellement à l'animal.
Ah.
LA grande affaire du hérisson.
😂
Combien d'illustrations montrent un hérisson portant une pomme, une poire ou même plusieurs champignons sur son dos ?
C'est une image ancienne et extrêmement persistante.
Mais notre véritable hérisson ne prépare pas ses courses en embrochant soigneusement des pommes sur ses piquants pour les rapporter chez lui.
Ses piquants sont avant tout un système de défense.
Voilà une merveilleuse petite enquête à faire avec les enfants :
cherchons dix représentations culturelles du hérisson.
Combien portent quelque chose sur leur dos ?
Puis cherchons dix photographies naturalistes.
Combien font la même chose ?
Nous venons d'apprendre à distinguer :
un code d'illustration
et
un comportement animal.
Autre contraste amusant :
dans les albums, les hérissons vivent souvent leurs aventures en plein jour.
C'est beaucoup plus pratique pour l'illustrateur.
😂
Dans la réalité, le hérisson est principalement nocturne. Il peut donc fréquenter régulièrement un jardin sans que ses habitants ne le voient presque jamais. Natagora recommande d'ailleurs, pour rechercher sa présence, une observation discrète en soirée ou éventuellement un piège photographique plutôt que d'aller fouiller ses abris.
Et cela change complètement notre manière de partir à sa rencontre.
Nous ne devons pas demander :
« Où est le hérisson ? Allons le trouver ! »
Mais plutôt :
« Comment pouvons-nous savoir qu'un animal est passé sans le déranger ? »
Voilà une vraie question de naturaliste.
Cherchons des indices.
Pas l'animal.
Nous pouvons observer :
des passages dans la végétation ;
des crottes éventuellement identifiables avec un guide fiable ;
les endroits où un animal pourrait circuler ;
les ouvertures sous les clôtures ;
les coins riches en invertébrés ;
les abris possibles.
Et surtout…
ne retournons pas un tas de feuilles simplement pour vérifier si quelqu'un dort dessous.
Natagora recommande de ne pas fouiller les abris potentiels ni déplacer inutilement les tas de feuilles, de branches ou de compost.
Le meilleur observateur n'est pas toujours celui qui réussit à voir l'animal.
C'est parfois celui qui sait ne pas le déranger.
Voilà ce qui rend cette activité particulièrement intéressante maintenant.
Nous sommes au début de l'automne.
L'hiver n'est pas là.
Notre hérisson ne regarde évidemment pas le calendrier en se disant :
« Tiens, automne début d'automne, préparons l'hibernation. »
😂
Mais à l'approche de la mauvaise saison, l'accumulation de réserves énergétiques et la recherche d'abris deviennent importantes.
En Wallonie, les informations officielles situent généralement son hibernation de novembre jusqu'à mars-avril, même si son entrée en hibernation dépend des conditions, notamment des températures.
En octobre , notre hérisson peut donc encore être très actif.
Il mange.
Il se déplace.
Et progressivement, il se prépare à passer une période beaucoup plus difficile.
Dans beaucoup d'histoires pour enfants :
automne → petit lit de feuilles → gros dodo → printemps.
C'est charmant.
Mais la réalité physiologique est autrement plus impressionnante.
Pendant l'hibernation, le fonctionnement de l'organisme ralentit fortement : température corporelle, rythme cardiaque et respiration diminuent. Des réveils peuvent également survenir pendant l'hiver.
Le hérisson doit alors vivre en grande partie grâce aux réserves accumulées auparavant.
Voilà pourquoi l'automne compte tellement.
Peut-être.
Mais commençons par quelque chose d'encore plus simple :
arrêtons de vouloir trop ranger.
😂
Pour nous :
tas de feuilles = désordre.
Pour un animal :
tas de feuilles = matériau ou abri potentiel.
Natagora recommande notamment de conserver des tas de feuilles, de branches, du bois, des haies et des zones plus sauvages. Un tas laissé tranquille peut servir d'abri, de nid ou de site d'hibernation.
Voilà une activité écologique merveilleusement facile avec les enfants :
choisir un petit coin que nous allons volontairement moins aménager.
Et mettre éventuellement une petite limite autour pour nous rappeler :
ICI, NOUS LAISSONS TRANQUILLE.
Pas besoin d'acheter quoi que ce soit.
Voilà en revanche un réflexe vraiment utile à transmettre.
Avant de :
retourner un compost ;
déplacer un tas de bois ;
ramasser un gros amas de feuilles ;
débroussailler ;
utiliser un outil coupant dans une végétation dense…
regardons d'abord.
Un hérisson peut s'y être installé.
Les recommandations wallonnes insistent justement sur la prudence lors du débroussaillage et du travail du compost, ainsi que sur la vérification des tas avant toute intervention.
Cette petite habitude peut devenir automatique chez les enfants :
« Avant de déranger un tas, qui pourrait habiter dedans ? »
Voilà un danger que nos vieux albums pour enfants avaient peu de chances de représenter.
Le robot tondeuse.
Particulièrement lorsqu'il fonctionne la nuit.
Le hérisson est actif au moment même où certains appareils sont programmés pour travailler tranquillement dans le jardin. Les autorités wallonnes et Natagora recommandent donc d'éviter leur fonctionnement nocturne.
Voilà une illustration parfaite de la différence entre :
connaître l'image d'un animal
et
connaître suffisamment sa vie pour adapter nos comportements.
Savoir qu'il possède des piquants est sympathique.
Savoir qu'il sort la nuit peut réellement permettre de mieux le protéger.
Notre petit marcheur nocturne parcourt plusieurs jardins.
Mais nos paysages sont fragmentés.
Murs.
Clôtures.
Routes.
Parkings.
Natagora identifie les collisions routières et la fragmentation de l'habitat parmi les menaces importantes pour l'espèce.
Reprenons notre carte du quartier.
Traçons maintenant :
les jardins ;
les haies ;
les routes ;
les murs.
Quel trajet choisirions-nous si nous mesurions vingt-cinq centimètres et ne pouvions pas franchir une clôture ?
La ville et le quartier viennent soudain de changer d'échelle.
Nous les regardons…
à hauteur de hérisson.
Voilà une autre image culturelle qui a la vie dure.
Un petit animal apparaît dans le jardin.
Notre premier réflexe pourrait être :
« Vite ! Du lait ! »
Non.
Les recommandations wallonnes sont très claires : pas de lait pour le hérisson. Une coupelle basse d'eau fraîche est appropriée ; si un nourrissage d'appoint est réellement utile, Natagora cite notamment de petites quantités de nourriture adaptée ou de croquettes pour chats, mais rappelle que cela ne doit pas remplacer un jardin riche en nourriture naturelle.
Voilà une règle extrêmement simple à apprendre aux enfants :
💧 EAU : oui.
🥛 LAIT : non.
😂
Pas besoin.
Le meilleur restaurant pour hérisson n'est pas une assiette préparée par nous.
C'est un jardin vivant.
Un endroit où existent naturellement :
insectes ;
vers ;
mollusques ;
haies ;
feuilles ;
végétation ;
sol vivant.
Natagora précise que le nourrissage artificiel ne doit pas remplacer cette nourriture naturelle et qu'une concentration artificielle de hérissons autour de gamelles peut même favoriser blessures, parasites ou maladies.
Protéger la faune sauvage, ce n'est donc pas forcément la nourrir.
C'est souvent lui rendre son habitat possible.
Voilà une information que je proposerais aux enfants avant de donner la réponse.
« Un hérisson sait-il nager ? »
Oui.
Mais cela ne signifie pas qu'une piscine ou une mare aux parois abruptes soit sans danger.
Un hérisson tombé dans l'eau peut s'épuiser s'il ne trouve aucun moyen de ressortir. Une rampe, une planche rugueuse ou une pente douce peut donc lui sauver la vie.
Encore une fois :
connaître l'animal change notre manière d'aménager un espace.
Revenons à notre pile d'albums et d'images du début.
Cette fois, fabriquons deux colonnes.
Il parle.
Il porte parfois des vêtements.
Il vit dans une petite maison.
Il sort en plein jour.
Il transporte des fruits.
Il possède des amis avec lesquels il prend le thé.
Et tant mieux !
Les histoires ont parfaitement le droit d'inventer.
Il est principalement nocturne.
Il peut parcourir plusieurs kilomètres pendant une nuit.
Il mange beaucoup d'invertébrés.
Il utilise ses piquants pour se défendre.
Il a besoin de circuler entre différents espaces.
Il cherche des abris.
Il hiberne pendant la mauvaise saison.
Il rencontre de nombreux dangers liés à nos aménagements.
Et surtout :
il n'a absolument pas besoin de devenir un personnage pour être extraordinaire.
Surtout pas !
Ce serait passer complètement à côté du propos.
😂
Un renard peut porter un pantalon.
Un hérisson peut boire du thé.
Une souris peut dormir dans un lit miniature.
La littérature n'a aucune obligation de devenir un documentaire naturaliste.
Les animaux anthropomorphisés nous permettent de raconter :
l'amitié ;
la peur ;
la famille ;
la jalousie ;
le courage ;
le deuil ;
l'aventure.
Le problème n'est pas l'imagination.
Le problème apparaît seulement lorsque nous ne savons plus distinguer :
ce que l'histoire a inventé
de
ce que fait réellement l'animal.
Et justement, nous pouvons apprendre aux enfants à aimer les deux.
Plions une feuille en deux.
À gauche :
Laissons l'enfant tout inventer.
Un chapeau ?
Une tasse ?
Une maison ?
Une écharpe ?
Une brouette remplie de pommes ?
Tout est permis.
😂
À droite :
Cette fois, utilisons une véritable photographie comme modèle.
Observons :
la forme du museau ;
les petites oreilles ;
les pattes ;
les yeux ;
les piquants ;
les couleurs.
Puis ajoutons autour quelques éléments correspondant réellement à son milieu de vie.
Nous obtenons deux dessins.
Aucun n'est « mauvais ».
Ils répondent simplement à deux intentions différentes.
L'un raconte.
L'autre observe.
Préparons quelques affirmations.
Le hérisson peut se rouler en boule.
Nature.
Il transporte sa pomme sur ses piquants pour l'hiver.
Fiction.
Il est principalement actif la nuit.
Nature.
Il porte un gilet vert.
J'espère que non.
😂
Il peut parcourir plusieurs kilomètres en une nuit.
Nature.
Il boit du lait dans une soucoupe.
Mauvaise idée.
Il peut utiliser un tas de feuilles comme abri.
Nature.
Les enfants doivent choisir :
HISTOIRE
ou
VIE SAUVAGE.
Simple, mais terriblement efficace.
Si nous pensons qu'un hérisson fréquente le jardin, nous pouvons tenter une observation discrète en soirée.
Mais l'objectif n'est pas de :
le toucher ;
le prendre ;
le suivre avec une lampe dans les yeux ;
le sortir de sa cachette.
Nous sommes visiteurs dans son horaire d'activité.
Restons silencieux.
Observons.
Et s'il ne vient pas…
tant pis.
Le respect de l'animal passe avant la réussite de notre activité.
Là, nous quittons complètement le jeu.
Un animal blessé, prostré, titubant, couvert de mouches ou de larves, coincé ou très affaibli nécessite une prise en charge adaptée. Natagora recommande alors de contacter rapidement un centre de soins agréé plutôt que d'improviser des soins à la maison.
En Wallonie, ce sont les CREAVES, les centres de revalidation des espèces animales vivant à l'état sauvage, qui prennent notamment en charge ces animaux.
Et le hérisson n'est pas un patient marginal : en 2025, il représentait à lui seul environ un quart des admissions dans les CREAVES wallons.
Cela donne une idée très concrète des difficultés qu'il rencontre.
Terminons par une inspection très différente de nos habitudes.
Sortons dans le jardin ou observons un espace extérieur et demandons :
« Si j'étais un hérisson, qu'est-ce que je verrais ? »
Une clôture infranchissable ?
Un passage ?
Une route ?
Un tas de feuilles ?
De l'eau ?
Une piscine sans sortie ?
Un filet au sol ?
Une haie ?
Des insectes ?
Un robot tondeuse qui fonctionne la nuit ?
Un coin tranquille ?
Nous ne cherchons plus à rendre notre jardin joli pour nous.
Pendant dix minutes…
nous essayons de le rendre lisible avec les yeux d'une autre espèce.
Voilà une question passionnante.
Pourquoi les histoires font-elles parler les animaux ?
Pourquoi leur donnons-nous :
des maisons ;
des familles humaines ;
des vêtements ;
des métiers ;
des émotions exprimées comme les nôtres ?
Peut-être parce qu'un animal permet de raconter autrement des histoires profondément humaines.
Mais cette habitude peut aussi influencer notre perception du véritable animal.
Le renard devient « rusé ».
Le hibou « sage ».
Le loup « méchant ».
Le hérisson « gentil ».
Or un animal sauvage n'est ni gentil ni méchant.
Il vit.
Il cherche à se nourrir.
À se reproduire.
À éviter les dangers.
À trouver un abri.
Voilà une belle porte d'entrée vers la distinction entre :
symbole culturel
et
biologie.
Il existe finalement deux hérissons dans notre imaginaire.
Il y a celui des histoires.
Celui qui marche debout.
Celui qui porte une pomme.
Celui qui habite une petite maison adorable au pied d'un arbre.
Celui qui prend le thé avec un lapin.
Je n'ai aucune envie de le faire disparaître.
J'espère même qu'il continuera encore longtemps à peupler les livres de nos enfants.
Et puis il y a l'autre.
Celui qui attend la nuit.
Qui sort discrètement de son abri.
Qui cherche des invertébrés dans l'herbe.
Qui peut parcourir plusieurs kilomètres pendant que nous dormons.
Celui qui cherche un passage sous notre clôture.
Qui risque sa vie sur une route.
Qui peut trouver refuge dans ce tas de feuilles que nous étions justement sur le point de débarrasser.
Celui-là ne possède peut-être ni écharpe ni petite tasse de thé.
Mais il a besoin de quelque chose de beaucoup plus important de notre part :
que nous apprenions comment il vit réellement.
Car aimer les animaux dans les histoires est merveilleux.
Apprendre à laisser une place aux vrais dans le monde qui nous entoure l'est tout autant.
À bientôt sous le tilleul 🌿