Bonjour et bienvenue sous le tilleul 🌿
Au début d’octobre, il y a un moment où le sol de la forêt semble soudain avoir changé pendant la nuit.
On était pourtant passé par là quelques semaines auparavant.
Il y avait les mêmes arbres.
Les mêmes souches.
Les mêmes feuilles.
Puis un matin, après quelques journées humides, quelque chose apparaît.
Un petit chapeau brun au bord du chemin.
Puis trois autres un peu plus loin.
Une souche qui semblait parfaitement ordinaire se couvre de petites silhouettes.
Sous les fougères, une forme blanche surgit de la mousse.
Et lorsque l’on commence vraiment à les chercher…
les champignons semblent être partout.
🍄
Début octobre marque justement une très belle période pour leur faire une vraie place dans notre journal de nature.
Les sorties mycologiques organisées en Belgique se multiplient à cette période : Natagora programme par exemple plusieurs balades consacrées aux champignons en octobre, dont une découverte des principaux groupes et espèces de Belgique le 11 octobre. Certaines formations prévues dès le début du mois précisent toutefois qu’elles peuvent être reportées si une sécheresse prolongée rend les observations trop pauvres. C’est un excellent rappel : les champignons suivent d’abord la pluie, l’humidité, la température et leur milieu… pas notre calendrier.
Alors cette année, plutôt que d’organiser tout de suite une « cueillette de champignons »…
j’ai envie de proposer aux enfants quelque chose d’un peu différent.
Une chasse photographique.
Pas pour trouver le plus gros.
Pas pour remplir un panier.
Pas même pour savoir immédiatement comment ils s’appellent.
Simplement pour apprendre à regarder.
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Voilà une première petite merveille à raconter aux enfants.
Ce que nous appelons couramment « le champignon » — le pied et le chapeau qui sortent du sol — n’est en réalité qu’une partie de l’organisme.
Un peu comme une pomme n’est pas le pommier entier.
Sous nos pieds peut se développer un réseau de filaments extrêmement fins : le mycélium.
Il peut vivre dans le sol, dans le bois mort, dans les feuilles en décomposition ou en association avec les racines de certaines plantes.
Puis, lorsque les conditions lui conviennent, apparaît ce que nous voyons : le sporophore, ou fructification.
Notre fameux champignon.
Autrement dit, lorsque nous arrivons dans les bois en octobre et que nous découvrons soudain dix champignons au pied d’un arbre, ils ne viennent pas nécessairement de « naître » complètement cette nuit-là.
Une grande partie de leur vie se déroulait déjà discrètement sous nos pieds ou dans le bois.
J’adore cette idée.
La forêt possède tout un monde invisible…
et parfois, pendant quelques jours, il vient nous montrer son visage.
Parce que beaucoup d’espèces trouvent à cette période une combinaison favorable :
de l’humidité ;
des températures moins élevées qu’en été ;
un sol qui reste encore relativement doux ;
beaucoup de matière organique ;
et parfois plusieurs épisodes de pluie successifs.
Mais voilà pourquoi il faut se méfier des calendriers trop parfaits.
Un début d’octobre particulièrement sec peut être assez pauvre.
Une période humide de septembre peut au contraire faire apparaître beaucoup de fructifications précocement.
Même Natagora le rappelle indirectement cette année en prévoyant des dates de remplacement pour certaines formations si la sécheresse empêche l’observation.
Notre journal de nature pourrait donc contenir une donnée supplémentaire :
Est-ce qu’il a plu ces derniers jours ?
Voilà déjà une très jolie expérience à mener pendant plusieurs semaines.
Après une période sèche : combien de champignons observons-nous ?
Puis après quelques journées de pluie : retournons au même endroit.
Que s’est-il passé ?
Nous commençons à ne plus seulement collectionner des observations.
Nous cherchons des relations.
Et cela me paraît important.
Parce que c’est un monde immense.
La tentation serait de partir avec une fiche contenant quinze espèces :
amanite tue-mouches ;
cèpe ;
girolle ;
coprin ;
vesse-de-loup ;
etc.
Puis de transformer la promenade en jeu de bingo :
« Il nous manque encore l’amanite ! »
😂
Je préfère presque faire l’inverse lors des premières sorties.
Ne cherchons pas encore des noms.
Cherchons des formes.
Un champignon à lamelles.
Un autre dont le dessous ressemble à une éponge.
Un très petit.
Un énorme.
Un blanc.
Un orange.
Un champignon poussant directement sur un tronc.
Un groupe très serré.
Un champignon solitaire.
Quelque chose ressemblant à une console fixée sur du bois mort.
Et peut-être quelque chose que personne ne saurait même décrire correctement.
Voilà une vraie chasse au trésor!
Sans arracher le champignon, on peut parfois s’accroupir suffisamment pour apercevoir son dessous.
Et c’est là que les enfants risquent de découvrir quelque chose de fascinant :
tous les champignons n’ont pas des lamelles.
Certains possèdent ces fines lames rayonnant sous le chapeau que l’on imagine spontanément lorsque l’on dessine un champignon.
Mais d’autres présentent une surface remplie de minuscules pores, donnant presque l’impression d’une éponge.
Chez les bolets, par exemple, cette couche correspond à des tubes serrés les uns contre les autres.
D’autres champignons présentent encore des aiguillons, des plis ou des surfaces beaucoup plus étranges.
Et tout à coup, le simple mot champignon devient beaucoup moins simple.
Je proposerais aux enfants de prendre une photographie de :
1 champignon à lamelles
1 champignon avec des pores ou une surface différente
1 champignon sur du bois mort
1 groupe de plusieurs champignons
1 champignon minuscule
1 champignon dont la couleur les surprend
1 forme que nous n’arrivons pas à classer
Il n’est absolument pas obligatoire de réussir les sept.
D’ailleurs, ce serait même intéressant de ne pas réussir.
Cela oblige à revenir.
Enfin…
pas exactement. 😂
Mais certains jouent un rôle extraordinaire dans la décomposition.
Une branche tombe.
Un arbre meurt.
Des feuilles s’accumulent.
Si rien ne pouvait transformer cette matière, les forêts seraient progressivement encombrées d’une quantité gigantesque de débris végétaux.
De nombreux champignons participent à leur décomposition.
Ils transforment progressivement la matière organique et contribuent au recyclage des nutriments dans l’écosystème.
Voilà pourquoi les vieilles souches et les troncs couchés sont particulièrement intéressants à examiner.
Au lieu de dire :
« Beurk, ce bois est tout pourri »,
nous pouvons demander :
« Qui est en train de le transformer ? »
Et soudain, le bois mort devient l’un des endroits les plus vivants de la promenade.
Voilà une autre surprise.
Certains champignons vivent en association avec les racines des arbres grâce à ce que l’on appelle des mycorhizes.
Le champignon aide notamment la plante à accéder à l’eau et à certains éléments minéraux grâce à son réseau souterrain ; en échange, la plante fournit au champignon des composés carbonés issus de la photosynthèse.
Ce n’est donc pas simplement :
un arbre ici
et
un champignon là.
Sous nos chaussures peuvent exister des relations biologiques invisibles entre les deux.
Avec les enfants, on peut alors essayer d’observer :
Sous quel arbre pousse ce champignon ?
Chêne ?
Hêtre ?
Bouleau ?
Conifère ?
Nous n’aurons probablement pas la réponse sur place.
Mais nous aurons commencé à poser la bonne question.
😂
Une page peut suffire.
On photographie un champignon sans le déplacer.
Puis, à la maison, on note :
Date :
Lieu :
Météo des derniers jours :
Il pousse : au sol / sur une souche / sur un tronc / parmi les feuilles / dans la mousse.
Chapeau : rond / plat / bombé / creusé / étrange.
Dessous aperçu : lamelles / pores / autre / impossible à voir.
Couleur :
Seul ou en groupe :
Taille approximative :
Arbres présents autour :
Et enfin :
Notre nom provisoire :
Oui.
Notre nom inventé. 😂
« Le petit parapluie caramel ».
« Le champignon éponge ».
« Les trois frères orange ».
« La crêpe de souche ».
Cela permet de commencer par l’observation avant de chercher une identification.
Cela change complètement la promenade.
Au lieu de courir vers chaque champignon pour l’arracher :
on s’approche ;
on regarde ;
on tourne autour ;
on cherche le meilleur angle ;
on observe son milieu.
Pour une photographie utile, on peut essayer d’avoir :
le chapeau ;
le dessous lorsque c’est visible sans abîmer ;
le pied ;
et une photographie plus large montrant où il pousse.
Le milieu fait partie de l’observation.
Un champignon poussant sur du bois n’apporte pas les mêmes informations qu’un champignon trouvé dans une prairie ou sous un bouleau.
Voilà un point auquel je tiens beaucoup.
Les applications de reconnaissance peuvent être amusantes pour proposer une piste.
Mais certainement pas pour décider :
« L’application dit que c’est comestible, donc on le mange. »
Le Centre Antipoisons belge rappelle que distinguer les espèces toxiques des espèces comestibles demande des connaissances précises et qu’il est dangereux de vouloir déterminer un champignon à partir de quelques photographies seulement. Il recommande l’apprentissage auprès de personnes compétentes, notamment dans les cercles mycologiques.
Et cela me paraît être un formidable message à transmettre aux enfants.
La technologie peut nous aider à chercher.
Elle ne nous dispense pas d’apprendre.
Parce que notre objectif n’est pas la cuisine.
Il est l’observation.
Cela règle énormément de problèmes d’un seul coup.
Nous n’avons pas besoin de décider si une espèce est comestible.
Nous n’avons pas besoin de prendre un champignon « juste pour voir ».
Nous ne rapportons rien que des photographies.
Et le champignon reste là où nous l’avons trouvé.
D’ailleurs, certaines sorties naturalistes choisissent exactement cette approche : Natagora organise des balades mycologiques sans cueillette, consacrées à la découverte des différents types de champignons et de leur écologie. Dans la réserve des Enneilles, la sortie du 11 octobre précise même : pas de panier dans la réserve.
Voilà donc une activité parfaitement sérieuse :
on peut apprendre énormément sur les champignons…
sans en rapporter un seul!
Peut-être.
Mais nous ne le mangerons quand même pas. 😂
Parce qu’avec les champignons sauvages, une ressemblance approximative ne suffit pas.
Certaines confusions peuvent entraîner des intoxications graves, voire mortelles.
Le Centre Antipoisons belge insiste précisément sur ce point : la sécurité repose sur une identification précise des espèces, à différents stades de leur développement, et non sur une impression générale du type :
« Ça ressemble beaucoup à celui du livre. »
C’est aussi une belle leçon scientifique.
Savoir dire :
« Je ne sais pas »
est parfois beaucoup plus intelligent que donner un nom à tout prix.
Pour cette première chasse photographique, je choisirais simplement :
nous ne manipulons pas.
Pas parce qu’un champignon toxique empoisonne automatiquement quelqu’un qui le frôle.
Mais parce qu’avec de jeunes enfants, la règle devient merveilleusement simple :
on regarde ;
on photographie ;
on ne met rien à la bouche ;
et on laisse les organismes tranquilles.
Pas besoin de retenir dix exceptions.
Une seule règle familiale.
Et tout le monde peut se concentrer sur ce qui nous intéresse vraiment :
observer.
Les gros champignons attirent immédiatement les enfants.
Mais il existe un jeu encore plus amusant :
trouver le plus petit champignon de la promenade.
Là, il faut ralentir.
Regarder les brindilles.
Les petits morceaux de bois.
Les mousses.
Certaines fructifications sont minuscules.
Et cette recherche produit exactement l’effet que j’aime dans les promenades nature :
au bout de dix minutes, tout le monde marche beaucoup moins vite.
Parce que chaque mètre carré pourrait contenir quelque chose.
Nous pensons souvent aux champignons comme à des petits chapeaux sortant du sol.
Mais regardons aussi :
le pied des arbres ;
les souches ;
les troncs couchés ;
les branches mortes ;
parfois même le bois encore debout.
Certaines espèces forment des consoles superposées.
D’autres apparaissent en petits bouquets.
Certaines structures semblent presque vernies.
D’autres molles, veloutées ou coriaces.
Notre défi peut alors devenir :
Combien de hauteurs différentes trouvons-nous ?
Au sol.
À hauteur de cheville.
De genou.
De main.
Plus haut sur le tronc.
Nous transformons une promenade ordinaire en exploration verticale.
Rouge à points blancs.
Voilà probablement LE champignon que tous les enfants reconnaissent. 😂
L’amanite tue-mouches existe bel et bien chez nous et elle est effectivement très spectaculaire, mais le monde des champignons ne se limite heureusement pas à elle.
Brun chocolat.
Crème.
Ocre.
Jaune.
Orange.
Gris.
Presque noir.
Blanc.
Parfois violet.
Parfois verdâtre.
Et des nuances tellement difficiles à nommer qu’elles donnent envie de sortir une boîte de peinture.
On pourrait même, au retour, fabriquer une palette des champignons d’octobre uniquement à partir des photographies prises.
Pas besoin de dessiner précisément les espèces.
Seulement les couleurs observées.
Voilà une expérience que j’aimerais énormément essayer.
Lorsqu’un champignon apparaît près de chez nous ou sur un trajet facile à refaire :
ne le cueillons surtout pas.
Photographions-le.
Jour 1.
Puis jour 3.
Jour 5.
Jour 7.
Que devient-il ?
Son chapeau s’ouvre-t-il ?
Sa couleur change-t-elle ?
Est-il grignoté ?
S’effondre-t-il ?
Disparaît-il ?
De nouveaux apparaissent-ils autour ?
Tout à coup, nous découvrons qu’un champignon n’est pas un objet posé dans la nature.
Il a une histoire.
Nous ne sommes évidemment pas les seuls à nous y intéresser.
Limaces.
Escargots.
Insectes.
Petits mammifères.
Différents organismes peuvent se nourrir de certaines espèces ou y vivre.
Un chapeau grignoté n’est donc pas nécessairement un « champignon abîmé ».
Il peut devenir une enquête.
Qui est passé par ici ?
Les trous ont-ils la forme de petites morsures ?
Y a-t-il une limace dessous ?
Des insectes ?
Des traces ?
Le champignon devient à son tour un petit écosystème.
Voilà un phénomène que je garderais volontiers pour une autre sortie d’octobre.
Parce que c’est justement ce que j’aimerais faire cette année :
ne pas épuiser le sujet en un seul article.😁
Aujourd’hui : découvrir les formes.
Plus tard : observer les ronds de sorcières.
Une autre semaine : champignons et bois mort.
Puis pourquoi pas les spores.
Ou les associations entre arbres et champignons.
Ou les champignons étonnants que l’on rencontre dans les vieux troncs.
Ainsi, octobre ne devient pas :
« Nous avons fait les champignons. Terminé. »
La saison avance…
et notre regard avance avec elle.
Alors là, je changerais complètement de méthode.
Je chercherais une sortie guidée avec une personne compétente.
C’est précisément le type d’activités que proposent les associations naturalistes et les cercles mycologiques.
En octobre 2026, Natagora programme plusieurs rendez-vous consacrés aux champignons, notamment une balade le 11 octobre au Scheutbos, où quelque 400 espèces ont déjà été identifiées sur le site, ainsi qu’une initiation à la détermination dans la réserve des Enneilles.
L’intérêt n’est alors plus seulement d’entendre :
« ceci est un bolet ».
On apprend pourquoi.
Quels caractères regarder.
Quels pièges éviter.
Quel est le milieu.
Quelles espèces peuvent se ressembler.
C’est une autre façon d’entrer dans le monde des champignons.
Ce sera une autre activité.
Avec d’autres règles.
La Wallonie autorise certaines cueillettes dans les forêts domaniales, dans des limites et conditions précises ; dans les forêts communales ou privées, l’accord du propriétaire peut être nécessaire et des réglementations locales plus restrictives existent.
Mais surtout, cueillir pour manger demande une compétence que notre promenade photographique ne prétend absolument pas donner.
Le Centre Antipoisons belge rappelle que certaines espèces sont toxiques ou mortelles et déconseille de se fier uniquement à des photographies ou à un livre pour déterminer ce qui peut être consommé.
Aujourd’hui, notre panier restera donc à la maison.
Et c’est très bien ainsi.
Si une ingestion accidentelle ou une possible intoxication par un champignon survient en Belgique, le Centre Antipoisons peut être contacté au 070 245 245, 24 h/24 et 7 j/7. En cas de situation potentiellement mortelle — perte de connaissance, difficultés respiratoires importantes, convulsions ou aggravation sévère et rapide — il faut appeler le 112.
J’espère évidemment que nous n’en aurons jamais besoin.
Mais avec des enfants, je préfère connaître le numéro avant d’en avoir besoin.
Pour une première balade, je ne préparerais presque rien.
Un téléphone ou un appareil photo.
Des chaussures qui supportent la boue.
Éventuellement une petite loupe.
Et une mission :
trouver sans cueillir…
🍄 un champignon minuscule ;
🍄 un champignon plus grand que notre main ;
🍄 des lamelles ;
🍄 une surface ressemblant à une éponge ;
🍄 un champignon poussant dans la mousse ;
🍄 un champignon sur du bois mort ;
🍄 plusieurs champignons poussant ensemble ;
🍄 une couleur inattendue ;
🍄 un champignon déjà grignoté ;
🍄 quelque chose que nous n’arrivons absolument pas à identifier.
Le dernier est probablement mon préféré.
Parce que la nature n’est pas obligée de nous donner immédiatement la réponse.
Cette semaine, choisir un petit bois, un parc arboré ou un chemin humide et essayer de photographier cinq formes de champignons différentes sans en cueillir une seule.
Pas cinq espèces identifiées.
Cinq formes.
Puis, au retour, sélectionner notre photographie préférée et noter simplement :
où était-il ?
sur quoi poussait-il ?
à quoi ressemblait son dessous ?
quel temps avait-il fait les jours précédents ?
Et garder cette page.
Parce que dans deux semaines, notre promenade pourrait déjà être complètement différente.
Je crois que c’est exactement le genre de sortie qui m’aide à sentir octobre arriver réellement.
Pas besoin de citrouilles déposées partout dès le premier jour du mois.
Pas besoin non plus de décider arbitrairement que la nature est devenue orange pendant la nuit. 😂
Le début d’octobre possède ses propres signes.
Une lumière qui change.
Des sols plus humides.
Des feuilles encore très vertes mêlées aux premières jaunes.
Et, quelque part au bord d’un chemin…
un petit chapeau apparu dans la mousse.
Puis un autre.
Puis une souche que nous n’aurions même pas remarquée une semaine auparavant et devant laquelle nous restons soudain accroupis pendant cinq minutes.
Voilà peut-être le véritable apprentissage.
Pas savoir reconnaître immédiatement cinquante espèces.
Mais arriver dans un bois que nous pensions connaître…
et comprendre qu’un monde entier s’y trouvait déjà sans que nous ayons appris à le regarder.
Alors cette semaine, nous laisserons le panier à la maison.
Nous prendrons seulement quelques photographies.
Et nous verrons combien de fois la forêt peut nous obliger à nous arrêter.
À bientôt sous le tilleul 🌿